Nouvelle-Calédonie : mission de l’ONU du 9 au 15 mars

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Une délégation de l'ONU est attendue dimanche à Nouméa pour une visite centrée sur le corps électoral restreint et le processus de décolonisation, suscitant la colère de la droite non-indépendantiste.
 La délégation, en Nouvelle-Calédonie jusqu'au 15 mars, comprend sept diplomates internationaux et experts, émanant du comité de décolonisation de l'ONU, dit comité des 24. La Nouvelle-Calédonie a été réinscrite en 1986 sur la liste des pays à décoloniser. Cette mission intervient après des déplacements à New-York du président indépendantiste du Congrès, Roch Wamytan, qui conteste la mise en oeuvre des restrictions au corps électoral, prévues dans le cadre du processus de décolonisation de l'accord de Nouméa (1998). Il réclame la radiation de 6.720 électeurs, à deux mois du scrutin provincial du 11 mai, qui ouvrira le dernier mandat de l'Accord de Nouméa (2014-2018), au cours duquel un référendum d'autodétermination doit être organisé.
Dans un communiqué, le FLNKS  a qualifié cette mission "d'historique" et s'est félicité de sa venue alors que les commissions administratives spéciales, chargées de la révision des listes, sont actuellement au travail. Au haut-commissariat, on précise toutefois qu'il ne s'agit "en rien d'une mission de surveillance ou de contrôle", mais d'une mission sur "les différentes facettes de la réalité calédonienne".  "Ils vont venir constater l'excellent fonctionnement, sous la présidence de magistrats de l'ordre judiciaire, des CAS. Ils ne vont pas venir se mêler des affaires, ni les contrôler, ni interférer. Pas du tout", a déclaré le 28 février Jean-Jacques Brot, haut-commissaire de la république. Les non-indépendantistes sont en revanche furieux de ce déplacement, qualifié "d'affront" par le sénateur Pierre Frogier. Le député Philippe Gomes (UDI) a pour sa part écrit au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius", jugeant "particulièrement scandaleux" qu'un des diplomates soit originaire de Fidji, dont le Premier ministre est arrivé au pouvoir après un coup d'Etat militaire en 2006.

Source : AFP