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Un nouvel espoir pour les victimes des essais

Deux dossiers étaient examinés, ce mardi, devant le tribunal administratif. La veuve d’un ancien manœuvre et un vétéran, aujourd’hui malade, demandaient des réparations. Le ministère de la Défense et le comité d’indemnisation avaient jusqu’alors rejeté leurs dossiers.

© D.R.
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  • Pierre Emmanuel GAROT avec Alexandre LEQUERE
  • Publié le
Le rapporteur public du Tribunal Administratif de Papeete a proposé, ce matin, que de nouvelles expertises soient menées par des cancérologues.

A la fin des années 60, Maxime Rauzy était en poste à Hao. Electronicien à bord d’avions militaires, il a été exposé à plusieurs tirs aériens. Aujourd’hui, il souffre de trois cancers, dont deux font partie de la liste des maladies radio-induites. Pour Maxime Rauzy, c’est sa participation aux essais qui est en cause:

"J'étais dans des zones qui étaient vraiment très proches, ne serait ce que l'explosion du 23 Aoùt 1968, j'étais en poste à Tematangi qui se trouve juste à côté. Et la puissance était de 2500 kilos/tonne. C'est je ne sais combien de fois plus fort que celle de Nagasaki ! Dans l'hydravion où j'étais, le mécanicien et le pilote sont déjà décédés. Maintenant, on ne peut pas savoir de quoi.
Si j'en veux à l'Etat français ? Non, mais je souhaite simplement une reconnaissance. D'ailleurs, c'est notre combat. La France a fait ce qu'elle avait à faire, mais il fallait qu'on soit davantage protégés. A force, choper des cancers et des cancers, cela n'a rien d'amusant".

Ce mardi, le rapporteur public a demandé au tribunal administratif de Papeete de verser à Maxime Rauzy 2 millions de francs d’indemnités provisoires, en attendant de nouvelles expertises.

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