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Bruno Barillot laisse les anti-nucléaire orphelins - 27/03/2017

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Le + de l’info de ce lundi 27 mars est en deuil, car un ardent défenseur de la cause anti-nucléaire nous a quitté. La maladie a eu raison de Bruno Barillot, décédé samedi.

© Polynésie 1ère
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  • Par Polynésie 1ère
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En l’espace de quelques mois, deux grandes figures de la lutte contre le nucléaire en Polynésie, nous ont quittés. Après John Doom en décembre dernier, c’est donc Bruno Barillot qui a tiré sa révérence, samedi 25 mars 2017. C’est d’ailleurs à la une, des deux quotidiens d’informations, aujourd’hui.

Bruno Barillot était un « popa’a » comme on dit, arrivé en Polynésie dans les années 90. Avant cela, il était prêtre et ça, peu de gens le savent. C’est justement à cause de ses convictions anti-nucléaires qu’il quitte l’Eglise et décide d’effectuer des recherches, plus précisément sur les essais nucléaires en Polynésie Française.

Il arrive donc au Fenua en tant que journaliste pour le quotidien Libération. Bruno Barillot était spécialiste des armements et notamment des armes nucléaires. C’est donc tout naturellement qu’il s’est intéressé aux conséquences des essais nucléaires français en Polynésie. Il a rédigé plusieurs livres sur ce sujet mais il a également été co-fondateur de l’association Moruroa E Tatou, avec Roland Oldham, le président actuel, et John Doom. C’était en 2001.

Les connaissances et l’expertise de Bruno Barillot sont connues et reconnues, si bien que de 2009 à 2013, sous les gouvernements Tong Sang et Temaru, il est nommé délégué pour le suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française. 
Mais en 2013, Bruno Barillot est licencié de ce poste par Gaston Flosse, peu de temps après son retour au pouvoir . Un licenciement sans motif précis, qui avait fait polémique à l’époque. L’association Moruroa E Tatou affirmait que l’ancien président du Pays voulait surtout bien se faire voir par l’Etat. Car oui, les militants de la cause anti-nucléaires, qui plus est les experts reconnus, dérangent la France et son passé radioactif. Bruno Barillot était donc le caillou dans la chaussure.

Mais en août 2016, le gouvernement Fritch le renomme à la tête de la délégation au suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie, car entre temps, Hollande est venu au Fenua, et a reconnu les conséquences sanitaires et environnementales causées par les 193 tirs nucléaires en Polynésie.

On retiendra donc que Bruno Barillot était un homme de conviction. « Un homme de paix et de justice » pour Edouard Fritch. « Un sage » pour Oscar Temaru. En tout cas, c’était un militant anti-nucléaire qui savait de quoi il parlait. Il rejoindra sa dernière demeure aujourd’hui, au cimetière de Papeari, à côté de son ami de toujours, John Doom.

Merci Bruno Barillot… Les polynésiens n’oublieront jamais le combat que vous avez mené, jusqu’au bout. Ia maitai to oe tere Barillot tane.
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Le plus de l'info - Bruno Barillot laisse les anti-nucléaire orphelins - 27/03/2017  -  Polynésie 1ère

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