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Un lundi sur cinq à 19h25.  

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28 mars : soirée spéciale Nouvelle-Calédonie

19h40 : "Le dernier assaut"  Film documentaire sur le tournage du film de Matthieu Kassovitz « L’Ordre et la Morale ». 20h40 : « Kanak, l’histoire oubliée » Film sur les débuts de la carrière sportive de Christian Karembeu

  • Par Polynésie 1ère
  • Publié le
Patitifa nous offre une soirée spéciale Nouvelle Calédonie :

19h40 : « Le dernier assaut ». Film documentaire sur le tournage du film de Matthieu Kassovitz en Polynésie « L’Ordre et la Morale ».
20h40 : « Kanak, l’histoire oubliée » Film sur les débuts de la carrière sportive de Christian Karembeu, jeune ado tourmenté par les événements d’Ouvea.

Le dernier assaut
Film hors compétition au FIFO 2013
Durée : 59 min - France- 2011
Réalisation et Production : Sylvain Pioutaz

2010 : Mathieu Kassovitch tourne « L’ordre et la morale », retraçant l’attaque d’une gendarmerie en Nouvelle-Calédonie par un groupe de kanaks en 1988, la mort de 4 gendarmes et les dramatiques évènements qui ont suivi. « Le dernier assaut » est le récit fort en émotions du tournage de ce film en
Polynésie française. Il a rassemblé sur l’atoll d’Anaa plus de 200 personnes pendant 6 semaines. Parmi elles, 30 kanaks de la tribu de Gossanah intimement liés au drame d’Ouvéa, qui a aussi coûté la vie à 19 kanaks.


Kanak, l’histoire oubliée
Présenté en avant-première au FIFO 2013
Version française - 2012
Réalisation : Stéphane Kappes
Production : Endemol Fiction - France Télévisions

« Kanak, l’histoire oubliée » se passe aussi en 1988, Christian Karembeu (17 ans) remarqué pour ses talents de footballeur, est sur le point de partir en métropole pour intégrer le FC Nantes. Mais la Nouvelle Calédonie est secouée par les évènements d’Ouvéa, remettant en cause le rêve de Christian. Doit-il rejoindre la France alors qu’il découvre la réalité des relations qu’elle entretient avec les kanaks depuis l’origine ? Christian déterre même le secret de son arrière-grand-père, parti en métropole pour l’exposition coloniale de 1931. Ce qu’il découvre du passé, et ce qu’il vit au présent comme tous les kanaks avec la prise d’otage d’Ouvéa, le font vaciller sur ses bases : peut-il vraiment partir en métropole poursuivre sa carrière de footballeur sans trahir les siens ?

 
En savoir plus sur Christian Karembeu…
 
Ci-après, deux interviews : l’interview TV menée par Brigitte Olivier pendant le Journal du FIFO sur Polynésie 1ère TV, et l’interview de Christian Karembeu, réalisée par la Maison de la Culture pendant le FIFO 2013.
 
Christian Karembeu, passeur d'Histoire.
 
Il a quitté sa terra Natale à l'époque où les évènements d'Ouvéa frappaient de plein fouet la Nouvelle-Calédonie. Avec “Kanak, l'histoire oubliée”, projeté ce soir au grand théâtre de la Maison de la Culture, l'ancien international de football entend partager son histoire commune avec les générations passées et à venir,
 
Au travers de cette fiction, vous racontez votre départ pour la métropole alors que vous n'étiez qu'adolescent.
C.K. : A l'époque, je n'avais que 15 ans. A cet âge, on ne sait pas si on peut véritablement construire une carrière ou pas. Plongé dans l'adolescence, on ne prend pas non plus forcément la mesure des événements qui se produisent autour de nous. Quand le FC Nantes m'a proposé de rejoindre sa formation, j'ai attendu trois ans avant de partir, d'avoir plus de maturité. J'avais alors une lecture plus mesurée de ce qui arrivait sur le territoire, au peuple de la Nouvelle-Calédonie. Cette histoire-là, c'est une histoire commune et je veux la partager avec tous les néo-calédoniens qui ont pu en être affaiblis, meurtris.
 
Comment vous êtes-vous construit avec l'idée que vos ancêtres ont été exhibés à l'exposition coloniale internationale de 1931 ? Est-ce que ça a été une frustration, une rage ou plutôt une force ?
 
C.K. : Ca a été une motivation, plutôt une force donc. Et c'est le sport qui m'a donné cette aisance pour être moi-même et me permettre de me confronter à toutes les difficultés, de m'adapter à toutes les situations. Effectivement, c'est mon passé mais c'est surtout un fait. Avec ce que j'ai reçu comme bagage culturel, ce n'était pour moi qu'un contexte, que je dois partager au quotidien avec ceux qui m'entourent, et d'autres.
 
Vous avez hérité des prénom et nom de votre arrière-arrière grand-père qui était le grand chef de Kanala. Ce film était-il aussi un moyen de rendre hommage à vos aïeux ?
 
C.K. : C'est un clin d'oeil en effet, dans la mesure où ces histoires n'ont jamais été écrites, et même tues... […] Dans mon parcours, il y a un lien avec l'histoire du pays, que je porte en moi, presque indépendamment de ma volonté. L'histoire m'a toujours rattrapé : quand je joue une coupe du monde, quelqu'un sort l'histoire de mes aïeux ; mon cousin germain était dans la grotte d'Ouvéa... J'ai toujours été rattrapé par l'histoire, par le cours ou le concours de l'histoire. […] Grâce aux nouveaux médias, on se doit d'être transparent et de faire avancer la jeunesse. Parce que quand une jeunesse est parfois en déséquilibre – que ce soit en Nouvelle-Calédonie ou ici à Tahiti et plus largement dans toute l'Océanie, les jeunes sont souvent désorientés – il est effectivement important de leur donner une visibilité ou une explication sur le pourquoi et le comment. Peut-être que ce film va passer inaperçu, peut-être qu'il va marquer, en tout cas, il aura été montré...
 
La jeunesse aujourd’hui semble être votre cheval de bataille... ?...
 
C.K. : On est tellement éloignés, isolés, qu'il y a énormément de faits divers où l'on voit les jeunes aller dans la drogue, l'alcoolisme, pour oublier un peu... On connaît beaucoup de maux qui les touchent : obésité, suicide... Je m’immisce un peu dans leur univers pour pouvoir, pourquoi pas, les intégrer dans l'éducation sportive. Pour moi quelque part, ce sont des valeurs qu'ils se doivent d'avoir, pour se protéger et pour devenir des hommes, des responsables de demain.
 
Vous avez raccroché vos crampons de professionnel en 2005. Quel est aujourd'hui le principal de votre activité ?
 
C.K. : J'appartiens à la commission de football à la FIFA. On y parle des lois, on essaie de les réguler, notamment au niveau de tout ce qui touche au transfert, à l'arbitrage... On essaie de rendre le jeu plus attractif, plus commercial. Je suis aussi ambassadeur de la Ligue des Champions pour l'UEFA, avec laquelle je fais le tour du monde. Et j'ai également mes propres activités, dans le textile, la boulangerie artisanale aux Etats-Unis.
 
La première raison de votre séjour à Tahiti est évidemment la présentation de votre film mais il y a en a une autre, sous votre casquette d'ambassadeur pour la FIFA...
 
C.K. : On prépare en effet la coupe du monde de Beach Soccer qui va se tenir du 18 au 28 septembre prochain. La semaine prochaine, on va accueillir l'équipe de France qui va pouvoir jouer contre l'équipe tahitienne. On va donc déjà assister aux prémices de cette coupe du monde. Nous sommes très fiers de pouvoir organiser l'évènement ici. Tout le mérite en revient à Reynald Temarii.
 
Est-ce que l’affaire de la caméra cachée" dans laquelle le Vice-président de la FIFA a été impliqué n'a pas quelque peu entaché l'image de la fédération et de ses actions menées sur le terrain ?
 
C.K. : Il faut parler en efficacité, en termes de résultats. Le résultat c'est que la coupe du monde de Beach Soccer est organisée ici, que le forum du Pacifique a également été initié par Reynald Temarii, que grâce à lui Tahiti va jouer la coupe des Confédérations à Rio... Toutes les idées qu'il a mises en exergue se sont concrétisées. Après, ce que l'on émet, par-ci par-là, ce sont des rumeurs. Et pour l'instant, rien n'a encore été prouvé.
 
Qu'avez-vous pensé de la polémique autour de l'affaire des quotas de la Fédération française de football (FFF) qui avait fait rage après les déclarations du sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc ?
 
C.K. : Le concept “Black, blanc, beur” de 1998 était une utopie : la preuve, quatre ans après, Le Pen a failli passer aux élections présidentielles... Maintenant, même dans le mariage pour tous il y a cette conscience latente qui est silencieusement contre tout ça, qui ne veut pas du mariage pour tous, qui est contre le fait qu'un noir puisse être à la télé... C'est difficile mais la France est ainsi. Quand on va aux Etats-Unis en revanche, alors que le racisme y était beaucoup plus flagrant au départ, on
se rend compte qu'il y a eu une émancipation, une évolution, comme en Angleterre... Il faut faire des efforts.
 
Vous avez notamment été champion du monde de football, gagné l'Euro... Comment garde-ton les pieds sur terre ?
 
C.K. : Grâce à ses racines. Quand on a des racines, on ne peut pas perdre pied. C'est impossible. J'ai été élevé ainsi. On m'a inculqué des valeurs que je dois témoigner mais que je dois aussi transmettre.
 
Ce film est l'occasion de faire le point sur ce que porte en elle aujourd’hui l'identité océanienne...
 
C.K. : Pour moi c'est évident il y a bien une identité océanienne, et dans chaque environnement océanien il y a une communauté, qu'elle soit polynésienne, mélanésienne, micronésienne... Chacun a ses cultures, son histoire, sa civilisation. […] Tout est question de comment on écrit l'histoire. On a fêté l'Algérie, mais il n'y a pas d'écrits. Il faut écrire la vraie histoire, l'histoire commune. C'est comme ça que l'on va avancer.
 
MH
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