Ata Vii Henua

Lundi 5 avril, votre émission Patitifa est consacrée au documentaire "Ata Vii Henua, Cinéma en Terre des Hommes". Rendez-vous à 20h20, sur Polynésie la 1ère !

  • Polynésie la 1ère ; SD
  • Publié le , mis à jour le

LE REPLAY

 

L'histoire du périple d’un cinéma itinérant dans l’archipel des Marquises. Une grande 1ère, pour une grande cause, à savoir la valorisation du tatouage marquisien et la volonté d’inscrire le Mata Tiki, l’art graphique marquisien, au patrimoine mondial de l’Unesco. 

Invité par l’association « Patutiki » Roger Toche, projectionniste métropolitain et passionné de cinéma, est chargé d’organiser la projection en avant-première du documentaire « Patutiki, l’art du tatouage des Îles Marquises », sur l’ensemble de l’archipel.

Un projet ambitieux de 24 séances publiques sur la totalité des vallées habitées des Marquises et tout ça au rythme des cargos mixtes.

Une production Des Studios Hashtag - Eka Eka Productions et de l’association Patutiki. 

  • Réalisation : Heretu Tehiotupa et Christophe Cordier
  • Production : Les Studios Hashtag - Eka Eka Productions - Association Patutiki
  •  Année : 2021
  • Durée : 26 minutes

SYNOPSIS

Ce 26mn revient sur le périple d’un cinéma itinérant emmené par Roger Toche, projectionniste de profession et passionné de cinéma. Originaire du sud de la France, Roger est invité par l’Association marquisienne « Patutiki » à faire le déplacement jusqu’aux Marquises. Le projet est ambitieux : organiser la projection en avant-première d’un documentaire sur l’ensemble de l’archipel, soit 24 séances publiques, à couvrir pour la totalité des vallées habitées que comptent les Marquises. Une occasion unique pour ces îles mais également pour Roger qui fait le déplacement en Polynésie pour la première fois avec son matériel de projection : un écran de 8 mètres sur 12, une structure gonflable, adaptée à ce genre de contexte.

Mais Roger est loin de s’imaginer la réalité qui l’attend sur place. Aux îles Marquises, la vie est paisible. La nature sauvage est omniprésente et l’archipel de 1046 km² ne compte que 9 000 habitants. Mais cette tranquillité a sa contrepartie : tout est plus compliqué lorsqu'il s'agit de mener à bien un projet. Construire sa maison ou tracer une route implique de faire venir la quasi-totalité du matériel et des matériaux de Tahiti situé à 1500 kilomètres.

C'est donc au rythme des cargos mixtes que se font les travaux, et l’on assiste à chacune de leurs escales à un pic d’activité des commerçants et des habitants qui viennent retirer leurs précieuses marchandises. Ce projet de diffusion itinérante n'échappe pas à cette règle, aussi les dates de l'évènement sont calées sur celles des navires. Une simple diffusion publique aux Marquises représente un réel défi d’un point de vue organisation. L’absence de véritable infrastructure de type salle de cinéma pouvant accueillir un large public ou bien encore de matériel de diffusion sur grand écran faisant défaut imposent de trouver des solutions.  

Pour combler les manques sur place, il aura fallu faire venir de France le matériel nécessaire, le tout acheminé par avion et cargo. Cette particularité de la vie marquisienne, qui au premier regard semblerait assez contraignante, n'est en rien incapacitante. Les habitants travaillent ensemble et mutualisent leurs moyens et leur énergie pour accomplir leurs projets. Ce cinéma itinérant, véritable aventure humaine, nous emmène au cœur des Marquises. Que ce soit dans les difficultés logistiques pour acheminer le matériel entre vallée ou d’île en île, ou bien encore l’accueil de l’équipe par la population locale, ce périple est à bien des égards une belle illustration de la vie aux Marquises. 

Ce projet marathon mis en place par l’association a pour vocation de réunir, vallée par vallée, l’ensemble de la population marquisienne autour de la projection du documentaire « Patutiki, l’art du tatouage des Îles Marquises », entièrement tourné aux Marquises et dont tout le monde sur place attend impatiemment la projection. Ce sera l’occasion d’un retour en image sur le tournage du documentaire, laissant la parole aux intervenants, que ce soit l’équipe en charge des décors, des costumes ou bien encore des accessoires.

En effet, la production s’est essentiellement appuyée sur la population locale afin de pourvoir aux différents postes imposés par le tournage de reconstitution.

Ces intervenants, non-professionnels, feront part de leurs impressions, de leurs souvenirs et de leur sentiment d’avoir été impliqué dans un tel projet, traitant de l’un des aspects les plus emblématiques de la culture marquisienne : son tatouage. Si une partie des connaissances liées à cette pratique a pu traverser les années, un danger guette aujourd’hui : le risque de confusion et d’amalgame avec d’autres pratiques de tatouage, faisant échos aux problématiques inhérentes à la mondialisation. 

A une heure où le tatouage est un réel phénomène sociétal d’ampleur planétaire, les questionnements soulevés par cette association marquisienne et l’archipel dans son ensemble sont légitimes. Cette démarche est incarnée par le président de l’association, Teiki Huukena, spécialiste du tatouage marquisien et porteur de ce projet. Nous le suivrons dans cette véritable quête, vallée après vallée, laissant la parole à la population en fin de projection afin que celle-ci s’exprime sur ces problématiques. 

Soucieux de sensibiliser les marquisiens à l’héritage inestimable que représentent ces motifs de tatouage et de l’importance de l’UNESCO en tant que reconnaissance mondiale de l’iconographie marquisienne, cette quête est le combat de sa vie.

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