Convention RST : « un jour particulièrement important pour la Polynésie » déclare Manuel Valls

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Edouard Fritch - Manuel Valls
Edouard Fritch - Manuel Valls ©Présidence de Polynésie française
Le retour de l’Etat absent depuis 2008 au financement du régime de solidarité est à present . Le président du Pays Edouard Fritch et le Premier ministre Manuel Valls ont signé la nuit dernière (mercredi après-midi à Paris) la convention actant la participation de l’Etat au RST.
C’est fait ! Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a signé jeudi matin à Matignon avec  le premier ministre, Manuel Valls, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin la convention consacrant la participation de l’Etat au financement du régime de solidarité territorial de la Polynésie française (RST).

Cet accord permet le versement d’une dotation annuelle de 1,4 milliards de Fcfp pendant trois ans,  mais aussi l’effacement de la dette contractée par le régime polynésien auprès de l’assistance publique des Hôpitaux de Paris, et la suppression du surcoût tarifaire appliqué aux malades polynésiens.

« Au nom de tous les Polynésiens, je souhaite vous remercier de l’effort financier consenti par l’Etat dans un contexte budgétaire qui laisse peu de marges de manœuvre. Les Polynésiens ont toujours marqué leur attachement à la France et ils saluent ce geste de solidarité à notre égard, nous Français du bout du monde », a déclaré Edouard Fritch à l’attention de Manuel Valls et des ministres, Marisol Touraine et George Pau-Langevin.
 
« En 2008, le gouvernement avait pris une décision lourde de conséquences : celle de suspendre la contribution de l’Etat au régime de solidarité de la Polynésie française. Aujourd’hui, sous votre autorité, Monsieur le président, la Polynésie française est sur la voie du redressement. Il était temps que l’Etat l’accompagne pleinement dans ses efforts, que l’Etat réponde présent pour garantir une protection sociale aux Polynésiens les plus démunis. C’est cela la République. Garantir à chacun la solidarité de la Nation », a témoigné pour sa part le premier ministre.
Signature de la convention RST
Signature de la convention RST ©Présidence de la Polynésie française

2,1 milliards Fcfp qui ne seront pas portés à la charge des Polynésiens
 
La convention, signée en présence du ministre polynésien du Logement et de la Rénovation urbaine, Tearii Alpha et de la députée, Maina Sage, prévoit un financement annuel direct de l’Etat au RST à hauteur de 1,4 milliard Fcfp (12 millions d’euros) sur la période 2015, 2016, 2017, auquel il convient d’ajouter une économie annuelle de 700 millions Fcfp (environ 6 millions d’euros) qui correspond à une baisse de 30% de la sur-facturation des hospitalisations des malades polynésiens en métropole.
 
Par cette solidarité de l’Etat, ce sont donc 2,1 milliards Fcfp (17,6 millions d’euros) qui ne seront pas portés à la charge des Polynésiens pour le financement de leur protection sociale généralisée, soit les deux tiers du déficit annuel du RST.