polynésie
info locale

Coronavirus : quelles conséquences sur les voyages des Polynésiens ?

coronavirus tahiti
carte coronavirus
©Polynésie la 1ère
La menace de pandémie du VIRUS Cov-19 n'empêche pas les Polynésiens de voyager. S'ils ne se rendent plus en Asie, ils continuent de voyager vers les Etat-Unis et la Nouvelle-Zélande, les destinations préférées des Polynésiens.

 
 
L'OMS évoque un risque de "pandémie". En effet, le virus touche désormais 80 000 personnes dans le monde. Outre les 2 600 morts en Chine, 6 pays d'Europe sont touchés comme l'Italie où le bilan est de 10 morts et 300 personnes infectées. Une épidémie redoutée par les Polynésiens qui ont annulé leur déplacement vers ces destinations préférant voyager aux États-Unis ou en Nouvelle-Zélande.
 
Tous les voyages en Chine sont ainsi annulés depuis plusieurs semaines. C'est le cas de celui de l’association philanthropique chinoise qui organise chaque année un voyage d’un mois pour apprendre le mandarin en immersion en faveur de 17 lycéens. Un déplacement instauré depuis une quinzaine d’années. "Il y a quelques parents qui voulaient attendre en disant peut être en juillet ça sera levé mais non", explique Marita Liu Sing, présidente de l'association philanthropique       
 
Kana est chef de groupe de danse marquisienne. Chaque année, il emmène ses musiciens et danseurs en Russie. 35 personnes au total. Malgré le virus, il n'est pas question d’annuler le voyage. "Ils sont fiers de partir quand même en Russie pour promouvoir la culture marquisienne et représenter la Polynésie", confie le chef de troupe. 

Dans cette agence de voyage, les réservations sont stables hors destination asiatique. "Les Etats-Unis, Paris, ça marche toujours. La Nouvelle-Zélande, ça marche très bien. Mais tout ce qui est Asie, on n'a plus rien", admet Michel Lagrange, agent de voyage. Quant aux départs vers le reste du monde, les projets sont parfois maintenus, parfois annulés. 3.000 Polynésiens voyagent chaque année en Asie, mais cette année, ce chiffre avoisinera certainement le zéro.