Covid : pénurie alimentaire dans les supermarchés, les prix flambent

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Certains produits ont déserté les rayons de vos commerces comme le riz, les pâtes, les lentilles ou le poulet. La faute en partie à une pénurie de conteneurs en Europe selon les hypermarchés de la place. Conséquence : le prix des aliments flambent dans les hypermarchés du fenua.

Entre 2017 et 2020, les produits alimentaires acheminés par bateau en Polynésie française ont chuté de 3 722 tonnes selon l’ISPF, l'Institut de la statistique de Polynésie française. L’an dernier, la pandémie a eu très peu de répercussions sur les importations dans ce secteur. 154 000 tonnes de marchandises ont été importées contre 157 000 tonnes en 2018, 2019 étant une année exceptionnelle.

 

"On voit qu'au niveau des navires, il y a pénurie des conteneurs donc les entreprises font monter les prix."

Stéphane Chimeneze, patron des Happy Market

 

Qu’est-ce qui explique la pénurie de riz, pâtes, lentilles et poulets dans les rayons des supermarchés ? "Il y a un problème de fret. On voit qu'au niveau des navires, il y a pénurie des conteneurs donc les entreprises font monter les prix. Et après derrière, il y a aussi les marchés qui sont tendus du fait du covid. Il n'y a pas de productions, il n'y a pas eu d'abattage aux Etats-Unis, donc les prix flambent. Si on regarde d'un mois sur l'autre, même d'une quinzaine sur l'autre, on a eu des augmentations entre 700 et 800 cfp. Et, on ne peut rien faire car on n'est pas maître du prix du poulet qu'on achète", explique Stéphane Chimeneze, patron des Happy Market. 

Toutes les enseignes des supermarchés accusent la même pénurie, en raison du manque de conteneurs en provenance d’Europe, confie également la direction de l'hyper U à Pirae. Le groupe Wane est aussi concerné par cette pénurie suite à des retards engendrés par le covid, selon sa directrice générale Nancy Wane. Ce n’est pas la première pénurie sur le fenua.

La réponse pourrait venir de la politique alimentaire autosuffisante du gouvernement à travers son nouveau schéma directeur de l’agriculture. Le document prévoit pour la viande bovine, une production supplémentaire de 30% et 40% pour la viande porcine en 2030. Aujourd’hui, le taux de couverture de légumes frais est de 46% et 50% pour les fruits frais.