publicité

De nouveaux satellites pour un internet moins cher

Une fusée Soyouz emportant quatre nouveaux satellites de la famille O3b a décollé ce jeudi du Centre spatial guyanais (CSG). Ce 5e lancement de l'année doit les mettre sur une orbite circulaire afin d'offrir un accès internet très haut débit à 3 milliards d'habitants de la planète "sous-connectés".

© Arianespace
© Arianespace
  • E.Tang/AFP
  • Publié le , mis à jour le
Les satellites seront séparés deux par deux, le premier couple environ deux heures après le décollage et le second une vingtaine de minutes après.
Ils pourront alors rejoindre leurs quatre prédécesseurs qui tournent autour de la Terre le long de l'Equateur depuis juin 2013 et qui ont déjà permis à l'opérateur O3b Networks de commencer ses services aux Iles Cook, depuis mars dernier.
O3b est l'abréviation de "Other 3 billion": les "trois autres milliards" d'individus habitant des pays du Sud numériquement défavorisés qui, faute de moyens ou d'infrastructures, n'ont pas facilement accès au web.
L'idée a germé en 2007 dans l'esprit de l'Américain Greg Wyler, fondateur de l'opérateur de satellites O3b Networks. Pionnier des réseaux de téléphonie mobile 3G en Afrique, il se trouvait alors au Rwanda et se heurtait à la médiocrité du réseau de télécommunications local.
Greg Wyler imagine une parade toute simple: passer outre les coûteuses infrastructures au sol (fibre optique, câble, etc.) en plaçant en orbite autour de l'Equateur une constellation de petits satellites pour servir de relais spatiaux entre les utilisateurs et la Toile mondiale, à l'aide d'antennes paraboliques.

Tarifs 30 à 50 % inférieurs

Cette orbite équatoriale permet de couvrir une zone comprenant la totalité de l'Afrique, presque toute l'Amérique latine, le Moyen-Orient, l'Asie du Sud-Est, l'Australie et l'Océanie, donc de nombreux marchés émergents en mal de connexion internet.
Des satellites géostationnaires fournissent déjà ce type de services mais leur coût d'exploitation est généralement élevé. En outre, comme ils tournent à 36.000 km d'altitude, ils ont besoin de davantage de puissance pour émettre, et sont plus gros. Les données mettent parfois plus d'une demi-seconde pour effectuer l'aller-retour avec la Terre.
Conçus par Thales Alenia Space, les satellites O3b, eux, sont déployés à seulement quelque 8.000 km d'altitude. Plus petits (650 kg chacun contre 4 à 6 tonnes pour un satellite géostationnaire), ils peuvent communiquer avec la Terre quatre fois plus rapidement, moyennant des débits comparables avec la fibre optique, assure l'opérateur.
Selon O3B, les tarifs proposés seront "de 30% à 50% inférieurs à celui des fournisseurs satellitaires traditionnels".

Source AFP

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play