Continuité territoriale : parti avec 180 passagers, l'avion d'ATN rentrera avec du fret uniquement

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Air Tahiti Nui
Photos d'illustration ©GT
Le vol direct TN64 à destination de Paris est parti peu après 13H30 cet après-midi de l'aéroport de Tahiti Faa'a. Affrété par l'Etat, il ne ramènera au retour aucun des résidents polynésiens en attente de rapatriement, pour éviter l'importation de nouveaux cas de Covid-19. 
Dix jours après l'arrêt des vols commerciaux pour cause de coronavirus, un avion d'Air Tahiti Nui a décollé de l'aéroport de Tahiti Faa'a en début d'après-midi, ce mardi. A son bord, 180 passagers, pour la plupart des touristes en attente de rapatriement, mais aussi 4 personnes en évacuation sanitaire et l'équipe médicale qui les accompagne.

La liste des non-résidents en attente de retour vers la métropole s'était considérablement allongée au fil des jours, passant de 50 le jour de la fermeture de l'aéroport, le 28 mars dernier, à plus de 200 hier. 

Cette opération est la "concrétisation du maintien du lien entre la Polynésie française et la métropole" a indiqué Eric Requet, secrétaire général du Haut-commissariat en Polynésie, depuis l'aéroport de Tahiti Faa'a où il était venu assister au départ de ce vol de continuité territoriale, affrété par l'Etat et opéré par Air Tahiti Nui.

Ce vol direct, qui ne fera pas d'escale, tout comme celui du 15 mars dernier qui avait relié Tahiti à Paris en 15H57 minutes - à ce jour le plus long vol commercial de l'histoire - , achemine également du fret vers la métropole.

Pas de rapatriement de Polynésiens au retour

A son retour, l'avion d'Air Tahiti Nui, qui fera cette fois escale en Guadeloupe, acheminera uniquement du fret, environ 25 tonnes (essentiellement du matériel médical), et ne prendra aucun passager. Il existe pourtant des Polynésiens en attente de rapatriement au fenua, mais ils ne pourront monter à bord, pour éviter l'importation de nouveaux cas de coronavirus. 
 

"Notre objectif est de juguler l'épidémie au Fenua.  Nous ne voulons pas prendre le risque d'importer de nouveaux cas. je suis sûr que les Polynésiens bloqués à l'extérieur le comprennent, ils feront ce sacrifice pour leur famille, pour leurs amis".

Eric Requet, secrétaire général du Haut-commissariat 


Pour ces vols de continuité territoriale, l'Etat a prévu un vol tous les dix jours, pour un budget de 420 millions de francs sur trois mois. 

Le coût réel de chaque vol ne pourra être calculé qu'après leur atterrissage, puisqu' ATN pourra se rémunérer en emmenant du fret commercial, en fonction de la place restée vacante dans ses soutes par le matériel médical. 

"La perte d'exploitation sera intégralement prise en charge par l'Etat", a rappelé Eric Requet.

Pour effectuer ces liaisons de service public, Air Tahiti Nui avait remporté un appel d'offre lancé le 3 avril et auquel sept compagnies aériennes françaises avaient répondu. 
 
Continuité territoriale, parti avec 180 passagers, le vol d’ATN rentrera avec du fret uniquement

 
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