Economie, le pire est à venir

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économie, le pire est à venir
©poynesie.la1ere
Des mois moroses s'annoncent pour l'économie polynésienne. Conséquence de la crise sans précédent que traverse actuellement le monde à cause de l'épidémie du covid-19. Rouvrir les frontières et stimuler le marché intérieur deux options pour limiter la casse mais sera-ce suffisant ?

 

Une crise sans précédent


Comme dans le reste du monde, l'arrêt brutal de l'activité économique pendant près de deux mois a eu et aura des conséquences importantes.
Malgré l'ouverture des frontières et l'arrivée de quelques touristes, les entreprises locales risquent de pâtir du ralentissement de l'activité au niveau mondial.
Des effets qui se feront sentir surtout d'ici deux à trois mois, selon les experts.

Les chiffres aujourd’hui ne sont pas significatifs, ils ne représentent pas l’ampleur de la difficulté

Frédéric Dock, président du Medef Polynésie


L’économie vit aujourd’hui sous perfusion de différentes aides du pays et de l’état, des reports d’échéances concédés, mais l’ampleur des dégâts devrait se faire sentir plus tard, quand ces aides s’arrêteront.
 

L’ouverture des frontières pour limiter la casse


La relance du tourisme, secteur clé de l’économie polynésienne est aujourd’hui un passage obligé. Malgré la crise, les hôtels affichent des taux de réservation de 30 à 40 % pour la saison juillet-aout ce qui est inespéré. Mais là aussi l’incertitude est grande car rien ne dit que ces réservation seront maintenues.

On sait déjà qu’il y aura de la casse, les entreprises les plus faibles vont fermer, il faut arrêter d’avoir de la langue de bois 

Christophe Plée – président de la CPME

Stimuler le marché intérieur


Pour le Medef Polynésie, le marché intérieur doit être stimulé par la commande publique, sans cela pas de redémarrage. Mais pour l’instant le niveau et la qualité de cette commande n’est pas clair et c’est aussi l’incertitude qui l’emporte. La commande publique doit permettre de maintenir un minimum d’activité.
Du côté du tourisme local il va falloir trouver d’autres idées pour stimuler la demande interieure pendant les 4,5 mois qui viennent. 

Retrouvez les explications de Suliane Favennec :

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