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La Tahiti Fashion Week version backstage

La Tahiti Fashion Week n’est pas seulement un défilé de beautés polynésiennes, c’est aussi et surtout une belle occasion pour les créateurs locaux de dévoiler leurs talents au grand public.

© Suliane Favennec
© Suliane Favennec
  • Suliane Favennec
  • Publié le , mis à jour le
Dès 16 heures, les premiers stylistes, souvent les plus angoissés, arrivent en backstage. Installés à l’arrière du podium, ils déballent avec délicatesse leurs créations des emballages. « J’en peux plus, je suis presque décédé », s’amuse Karl Wan, 24 ans. Le jeune homme a débuté le stylisme il y a seulement deux ans en regardant des tutoriels sur You Tube. Ce jeudi, lors du deuxième jour de la Fashion Week, Karl Wan dévoilait pour la première fois ses pièces. « C’est mon premier jugement ! », confiait le jeune homme en se mordillant la lèvre et se tordant les doigts de la main. Sa consoeur, Karine, qui a installé son stand non loin de là, est elle aussi à deux doigts de tomber dans les pommes…Plus les minutes passent, plus le stress monte, plus elle panique. « Je viens d’essayer une robe sur une mannequin, ça ne va pas ! ». Même si elle reconnaît en la Fashion Week une très belle expérience, Karine a également compris que ses vêtements ne pouvaient pas aller à tout le monde. « Ce sont des habits de tous les jours, je les crée pour Madame tout le monde avec un profil d’ici, donc avec des formes », explique la créatrice de Ne tiens KL qui a été surprise par le physique longiline et mince des mannequins. « Moi, je me suis rendue compte seulement aux essayages que mes robes étaient trop courtes. J’ai dû les rallonger parfois jusqu’à 20 cm ! », confie Tish, l’une des benjamines  de la Fashion Week. « Pour une fois, nous avons des mannequins à disposition, maquillées et coiffées. Toutes prêtes à porter nos vêtements. Et, ça, c’est carrément génial ! ».
 

Une vitrine pour les créateurs

 
La jeune femme a fait une forte impression lors de son passage, jeudi. Tout comme la créatrice A. Navai, la veille, le premier jour de l’évènement. Avec ses imprimés, la styliste qui avait tout au long du show une aiguille dans une main et un ciseau dans l’autre, a fait carton plein. En repartant du défilé, mercredi soir, elle avait renfloué son carnet de commandes et avait le sourire aux lèvres. Comme la majorité des créateurs, vêtements et accessoires… « On a l’habitude des stands d’expositions, alors défiler à une Fashion Week, ça nous change ! On est fier! », confie Mareva qui confectionne des colliers et des couronnes en coquillages. Finalement, la tâche la plus ardue, et de loin pour tous, a été de réaliser les derniers ajustements avant le défilé. Car, habiller une mannequin sans la décoiffer ou ajuster un collier à une autre alors qu’elle est perchée sur des talons de quinze centimètres au milieu d’une foule, ce n’est pas une mince affaire. Mais, après la petite pagaille de la première soirée et les petits ajustements de la seconde, les créateurs et les mannequins ont presque fini par être parfaitement coordonnés.Un signe de bonne augure pour, qui sait, une Tahiti Fashion Week 2015.
© Suliane Favennec
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