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Les élus ont adopté la modification du CGCT

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Débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée de Polynésie
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Les représentants de l'Assemblée ont adopté à l'unanimité l'amendement qui propose de repousser à 2024, l'ensemble des obligations des communes en matière de gestion des cimetières, de traitement des déchets, d'eau potable et d'assainissement.
C'est un fait rare. Les élus ont adopté à l'unanimité l’amendement qui sera déposé demain, mardi 16 décembre, par Vincent Dubois au Sénat à Paris. Le gouvernement central doit en effet dans les semaines à venir, examiner un projet de loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République. Dans ce projet de loi, figurent les compétences des communes.

Seules 7 communes sur 48 distribuent de l'eau potable


Dans un an, conformément au code général des collectivités territoriales, les tavanas devront notamment fournir de l’eau potable à leurs administrés et traiter leurs déchets et les eaux usées. Mais, faute de moyens, les maires ne sont pas prêts, surtout ceux des îles éloignées. A l'heure actuelle, seules 7 communes sur 48 distribuent de l’eau potable, et il n’y en a aucune aux Tuamotu et aux Marquises. Selon le syndicat pour la promotion des communes, il faudrait attendre 10 ans aux Tuamotu pour atteindre cet objectif. D’où la proposition de reporter au 31 décembre 2024, la distribution de l’eau potable.

Quant à la question de la gestion des cimetières, le foncier fait défaut. Et, la crémation ne fait pas partie des coutumes polynésiennes. Dans certaines îles d’ailleurs, comme à Raivavae aux Australes, les proches sont parfois enterrés dans le salon, une pratique interdite. L’amendement du sénateur Vincent Dubois vise d’ailleurs à autoriser les inhumations sur les terrains familiaux.

Malgré un consensus, rien n'est fait


Compte tenu de la situation, le sénateur préconise de reporter au 31 décembre 2020 les obligations des maires en la matière. Les débats sur ces modifications du CGCT se sont tenus dans le consensus mais rien n’est fait, il faut encore que cet amendement soit adopté par le Sénat. D’où ces questions de l’élu UPLD, Anthony Géros : si l'amendement n'est pas adopté, que vont faire les tavanas ? Si c'est le cas, dans un an, ils seront exposées à des plaintes que pourraient déposer leurs administrés.
 
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