Maeva Salmon doit répondre de harcélement

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©P.1ère
"Elle nous prenait pour ses esclaves". Ce sont les mots de 4 agents de la Délégation de Polynésie qui ont porté plainte contre Maeva Salmon. L’ancienne déléguée à la Polynésie en France comparaissait, aujourd’hui, devant la justice.
Ils avaient porté plainte contre elle, pour harcèlement moral. Devant les juges du Tribunal Grande Instance de Paris, les plaignants avaient tous la même version : « Beaucoup de méchanceté, de virulence et souvent elle nous insultait de bras cassés» diront-ils. Les faits se seraient produits entre 2009 et 2012. L’avocate des plaignants lui reprochera d’ailleurs une logique d’élimination, mais Maeva Salmon, elle, s’est placé en bouc-émissaire. Compte rendu d'audience.

3 des 4 plaignants ont été entendus mais les faits reprochés à Maeva Salmon sont longs: harcèlement, dénigrement du travail, destitution de poste injustifiée, humiliation ou encore comportement agressif. 9 griefs au total mais l'ancienne déléguée de la Polynésie en France avait réponse à toutes les questions des juges. Tellement de réponses même que les magistrats lui reprocheront pendant l'audience de ne jamais se remettre en question. Si Marc Hélias l'un des plaignants a lui fondu en larmes, Maeva Salmon dira qu'elle est victime d'un complot politique. Les juges ont bien sûr rappelé l'influence des membres de sa famille en Polynésie, mais aussi la lourde responsabilité politique qu'elle avait à sa charge à la délégation. Mais plusieurs bilans de la médecine du travail vont dans le sens des plaignants. Elle encourt, à la demande du procureur, 6 mois d'emprisonnement avec sursis.

Le jugement est renvoyé à une date ultérieure, mais les versions des plaignants et des témoins semblent tous converger vers du harcèlement moral.
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