publicité

Mieux communiquer pour moins de violence

C'est l'idée du projet expérimental initié en octobre 2015 par le ministère de l'Education. Le principe : utiliser la médiation entre camarades pour lutter contre la violence en milieu scolaire. Un processus testé au collège Henri Hiro de Faa'a plaçant les élèves au coeur du dispositif.

© (DURAND FLORENCE / SIPA)
© (DURAND FLORENCE / SIPA)
  • polynesie1ere.fr, Floriane Hours
  • Publié le , mis à jour le
Lorsque les enfants se battent, une alternative aux sanctions est désormais possible : la médiation. En clair, deux enfants en conflit sont accompagnés par deux médiateurs pour régler calmement leur différend, sous l'oeil attentif mais discret d'un professeur. A la suite de l'échange, un accord est signé. S'il est tenu, la sanction peut être levée. "Cela peut être n'importe quel accord : ne plus se parler, ne plus se voir ou redevenir ami. Mais cet accord doit être tenu durant toute l'année, explique Francis Giralt, professeur de médiation. Pourquoi ? Pour obliger les enfants à se responsabiliser et à savoir ce qu'est un accord écrit. C'est un petit peu partir dans la vie active et d'adulte".

Pour que la médiation fonctionne, il faut néanmoins une bonne formation des élèves médiateurs. Au collège de Faa'a où le processus a été testé, onze jeunes ont été préparés pour tenir ce rôle particulier auprès de leurs camarades. Tout le monde peut se présenter pour être médiateur, pas de critères spécifiques et chacun peut être formé. A Faa'a, les enseignants de l'établissement sont même surpris des profils des médiateurs.

"Ils ont cette volonté de s'en sortir"

Sur les onze élèves préparés, ce sont majoritairement les plus turbulents qui font preuve de plus de motivation. "On a quand même de forts caractères. Ce ne sont pas des enfants effacés mais avec un caractère et un passé un peu difficile. Mais ils ont cette volonté de s'en sortir". Avec la rentrée les onze élèves vont pouvoir jouer leur rôle de médiateur mais également former leurs camarades qui souhaiteraient rejoindre le mouvement. 

Quant aux 120 directeurs de Tahiti et de Moorea, ils seront formés au mois d'octobre prochain sur les nouveaux moyens de médiation avec les élèves.

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play