La Dépêche de Tahiti a trouvé ses repreneurs

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Le tribunal mixte de commerce a rendu sa décision mardi 30 août au sujet du groupe de la Dépêche de Tahiti. L’homme d’affaire Patrice Colombani reprend le quotidien liquidé en avril dernier et le groupe Martin récupère les trois magazines (Tiki mag, Maisons du fenua et Fenua’Orama). Le challenge économique est de taille...

L'audience avait eu lieu le 26 juillet dernier au tribunal de commerce de Papeete. Trois candidats avaient présenté leur souhait de reprendre les magazines pour deux d'entre et uniquement le quotidien pour un autre. 

Le délibéré était très attendu par les ex-salariés. Le tribunal a tranché mardi 30 août : Patrice Colombani, directeur de la société NAOS (créée il y a 6 mois) reprend le journal tandis que les magazines reviennent au groupe Martin. 

Challenge

Cette nouvelle rassure l'ancien rédacteur en chef du journal et un des ex-employés présents dans la cours du palais de justice ce mardi. Toutefois, ils en sont conscients : le challenge financier est de taille. Déficitaire de 700 millions cfp, la Dépêche a été liquidée en avril dernier. Les repreneurs arriveront-ils à relancer la machine et dans quelles conditions pour les employés ? Il est certain que les premières années seront très difficiles. D'autant que la presse écrite fait face à un déclin certain, au profit des supports numériques.

Nous avons tenté de joindre les repreneurs, en vain. Cependant, en juillet dernier lors de l'audience, Patrice Colombani affirmait vouloir reprendre au moins la moitié du personnel de la Dépêche, indiquant qu'il lui serait impossible de les récupérer en totalité. Mais le directeur de la société NAOS se disait ouvert aux négociations. 

Aucun détail en revanche au sujet des magazines, repris par le groupe Martin qui a édité ces revues quelque temps avant la fermeture définitive de la Dépêche.

Quant au troisième repreneur, le candidat a 15 jours pour faire appel de la décision du tribunal.