Un drame évité de peu à la passe Nordhoff

faits divers punaauia
pêcheur sous marin
©Polynésie 1ère
Un pêcheur a pu être sauvé, lundi 25 mai, à la nuit tombée, alors qu'il se trouvait en difficulté au niveau de la passe Nordhoff, à Punaauia. Ce sont les membres de l'association Tamarii no te moana qui lui ont porté secours.
Un sauvetage in extremis a eu lieu, lundi 25 mai, à la nuit tombée, grâce aux membres de l’association Tamarii no te moana, dans  la passe Nordhoff, à Punaauia. Une passe réputée dangereuse où un jeune homme a déjà perdu la vie, en février dernier.
Ce 25 mai, un papi dont la pirogue a chaviré s'est trouvé en grande difficulté, raccroché à sa petite glacière qui lui a permis de rester à flot.
Heureusement pour lui, des membres de l’association Tamarii no te moana, qui surveillent régulièrement le site, ont réussi à repérer le vieil homme grâce à ses appels au secours. Vers 21h, ils l'ont rejoint par leurs propres moyens et ramené à bord de leur embarcation.
"On entendait quelqu'un crier au récif en tahitien, raconte Bastien Allegret, membre de l'association. On appelé la police. Quand la police est arrivée, les plongeurs ont commencé à partir pour éviter d'être interpelés et on n'entendait plus crier. Mais en continuant d'éclairer la passe, on a remarqué quelque chose de rouge qui flottait. Comme la police n'a ni les compétences ni les moyens matériels pour intervenir, nous sommes partis en kayak avec une autre personne de l'association. Et là, nous avons trouvé le papi en train de flotter grâce à sa glacière. Il était en état de choc et n'arrivait plus trop à respirer. Il a été pris en charge par les pompiers."
La police municipale de Punaauia dispose de jetskis, mais disent ne pas avoir pu intervenir.

Selon les témoins sur place, deux autres pêcheurs se trouvaient en train de pêcher illégalement dans cette zone pourtant interdite à la pêche de nuit. Ils ont préféré s'enfuir à l'arrivée de la police, plutôt que de porter assistance à ce papi.

L’association Tamarii no te moana s’étonne par ailleurs de l’absence de surveillance dans cette zone pourtant dangereuse.