Le réalisateur guadeloupéen Julien Silloray présente "Mortenol" au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand

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Julien Silloray
Le réalisateur guadeloupéen Julien Silloray. ©DR
Le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand se tient jusqu'au 9 février. Au programme, des journées de diffusion de films français et internationaux. L’occasion de découvrir 161 films en compétition dont celui de Julien Silloray, "Mortenol", tourné en Guadeloupe.
Pour cette 42e édition, le Guadeloupéen fait partie des sélectionnés. Lauréat du Grand Prix du Jury du Festival de cinéma d’Alès en 2017, il a également obtenu le prix spécial du Jury au Festival de Clermont Ferrand, la même année avec « Féfé limbé ». Récompensé aussi les années précédentes avec « Ma manman dlo », et « Un toit pour mes vieux os », sa singularité est désormais reconnue.

A travers son court-métrage, Julien Silloray montre la dure réalité des jeunes qui vivent dans la cité de Mortenol en Guadeloupe. « Je trouve que ces cités sont aussi l’expression d’un problème social, il s’y joue des questions fortes » dit-il. Le personnage principal à 11 ans. Il est sous le choc de la mort de son grand frère. Plongée dans les affres de la mélancolie, Dwayne essaie tant bien que mal de surmonter sa douleur.
 

Émotions palpables

Le réalisateur guadeloupéen retrace les affrontements entre jeunes de quartiers. Dans ce court-métrage sans tabou, le langage est plutôt cru et les émotions sont palpables. « J’avais envie de raconter l’histoire d’un personnage qui vit un sentiment d’injustice », explique Julien Silloray. L’évènement cinématographique de Clermont Ferrand, qui a pour but de dénicher les nouveaux talents, marque une nouvelle opportunité pour Julien Silloray de se hisser encore plus sur le devant de la scène.
 
Regardez un extrait de "Mortenol"