Trop de morts sur les routes de la Réunion

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Accident
©Yves Gruyer
Moins de quarante morts par an sur les routes de la Réunion, c'est l'objectif de la préfecture. Un document vient définir la politique pour réduire le nombre de tués dans les cinq prochaines années.
L'alcool et la vitesse en cause dans les 40 accidents mortels enregistrés annuellement depuis maintenant trois ans. Les contrôles renforcés, les opérations routes bleues et les radars mobiles ont permis de passer de 120 morts en 2001 à un tiers de décès des usagers, douze ans plus tard. Pourtant, les autorités ne se satisfont pas de ce bilan qui reste dramatique.
Le document général d'orientation (DGO) a été présenté par Jean-Luc Marx, préfet de la Réunion, mercredi.
Quatre axes de réflexion ont été définis : l'alcool et la vitesse bien sûr, mais aussi les deux roues, motorisés ou non. Les conducteurs de motos et de scooters représentent deux tués sur cinq.

L'alcool et le casque

Les gros cubes ne sont pas les seuls à être concernés. Dans le viseur des autorités : les cyclomotoristes sans casques. Trop nombreux et souvent alcoolisés.
Un mort, sur trois pilotes de ces deux roues de petite cylindrée, avait consommé de l'alcool avant son accident. Deux fléaux à éradiquer de la circulation.
Les cyclistes bénéficient eux de 120 kilomètres de pistes, un remède aux tragédies. Ces constructions doivent se poursuivre en concertation, précise le DGO, avec les associations sportives qui organisent les sorties des cyclistes et des cyclotouristes.
L'objectif est d'arriver à faire baisser le nombre de morts sur les routes de la Réunion. Si celles-ci ne tuent pas, trop de réunionnais s'y tuent encore.
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