réunion
info locale

Assises : le sabreur ivre condamné à 18 ans

justice
Patrick Blancard
©Réunion 1ère
Après deux jours de procès, Patrick Blancard a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Il avait tué de six coups de sabre Alexis Threstran, le 9 octobre 2011 sur le front de mer de Saint-Leu.
Il est arrivé libre, il est reparti menotté. Patrick Blancard a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de La Réunion. Ce père de cinq enfants, âgé de 36 ans, avait quitté sa prison où il attendait son procès, le 14 novembre 2012. Après une erreur de procédure la chambre de l’instruction avait remis en liberté le meurtrier présumé d’Alexis Threstran.
Cet homme de 30 ans a été tué de six coups de sabre, le 9 octobre 2011 en soirée. La victime avait voulu s’interposer entre son bourreau et une bande jeunes.
 
La lame s’enfonce de 20 centimètres
 
De sauveur, Alexis Threstran est devenu victime. Pour Maître Saïd Larifou, l’avocat de Patrick Blancard, renonce à plaider la légitime défense et tente de faire requalifier les faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner : « Les jeunes l’ont provoqué, mon client a pété les plombs ». La partie civile, comme l’avocat général s’interrogent : « l’accusé a enfoncé la lame de son sabre de 20 centimètres dans le corps du malheureux. Il venait en plus de lui sectionner le poignet ». Peu de place pour un crime accidentel. Les faits sont têtus et confirment l’intention d'homicide. Le meurtrier a pris le sabre dans sa voiture, est revenu sur ses pas et a frappé six fois sur sa victime.
 
Un secours mortel

Après deux jours de débats, de réquisitions et de plaidoiries les jurés n’ont pas trouvé de circonstances atténuantes à Patrick Blancard. L’alcool, les deux hommes en avait bu plus que de raison. D’ailleurs comme le révèlera l’accusation par la voix du procureur Raphaël Balland : « Avant le drame les deux hommes ont trinqué ensemble. Ils ont même dansé et échangé une accolade dans le bar ou ils se sont rencontrés. C’est d’ailleurs pour cette raison que Threstran vole au secours de Blancard ».
Pour les jurés, au final, rien n’excuse son geste même si l’accusé, à la fin de son procès, peut être un peu tard, dit : « Je suis chrétien, je n’avais pas l’intention de tuer Patrick Threstran. Je demande pardon à sa famille et à mon épouse ». 

Le reportage de Jean-Claude Toihir et Willy Thévenin

 

Publicité