Le Port : troisième jour de grève à la Sermat. Les 43 salariés sont inquiets pour leur avenir

social
Le Port : grévistes
©Thierry Chapuis
Les acconiers veulent que l’entretien des cavaliers, outil permettant de déplacer les conteneurs sur le port Est, change de main. Les mécaniciens et les techniciens en charge du bon fonctionnement des engins ont débrayé vendredi.
Troisième jour de grève sur le port Est pour les employés de la Sermat. Les dockers de cette entreprise spécialisée dans l’entretien des cavaliers, ont débrayé vendredi. Ils protestent contre le transfert de leurs compétences vers la société responsable du montage des grues spécialisées dans le déplacement des conteneurs.
 
Une grève en Février
 
Déjà début février 2013, les conducteurs des cavaliers avaient débrayé pendant plusieurs jours pour s’opposer à l’attribution du contrat à la SRPM-Kalmar. Danio Ricquebourg, secrétaire-adjoint de la CGTR ports et docks, s’élevait, déjà, contre ce projet : «C’est une coupe sombre dans les emplois. Nous voulons que la maintenance revienne à la Sermat, cela permettrait un million d’Euros d’économie» affirmait-il.
 
Des employés inquiets
 
Les acconiers (société d’import-export qui chargent, déchargent et louent les porte conteneurs) créateurs de cette structure en charge de l’entretien des cavaliers ne font manifestement pas les mêmes calculs. Même s'ils refusent de s’exprimer, pour l’instant, il est évident qu’ils souhaitent une réorientation de la maintenance en vue d’effectuer des économies. Reste une question en suspend : Que deviennent les 43 salariés de la Sermat.

Le Port : Alain Cadet
©Thierry Chapuis


Alain Cadet est venu négocier la sortie de ses 25 tonnes de riz. Une fête est prévue dimanche, lors de la distribution de ce riz à moins d'un Euro le kilo, mais pour l'instant le chargement reste à quai. 


Le riz est bloqué
Conséquence inattendue de la grève à la Sermat et donc des techniciens en charge de la maintenance des cavaliers, Alain Cadet ne peut pas retirer ses 25 tonnes de riz à bas prix. Le responsable de l'association de la coopérative solidaire est venu parlementer avec les grévistes à l'entrée du port Est, mais les grévistes ont expliqué à l'importateur qu'ils ne savent pas où se trouve le conteneur. Si, les acconiers acceptent de lui transmettre les coordonnés du précieux chargement alors, les manifestants envisageront de faire une exception pour ce riz à moins de un Euro le kilo et dont treize tonnes ont déjà été vendues.