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Lutte contre la violence routière : 17 rétentions de permis de conduire

57 usagers étaient en infraction dont 17 délictuelles sur 450 contrôles effectués par les gendarmes à Saint-Gilles. Deux des contrevenants ont fait fort : le premier affichait 2 grammes et le second a été contrôlé deux fois en quelques heures, dimanche matin.    

© Réunion 1ère
© Réunion 1ère
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
Les contrôles d’alcoolémie à la sortie des boîtes de nuit de l’Ouest du département restent positifs. 450 automobilistes ont été invités à souffler dans des éthylotests, ce dimanche 12 mai à partir de 4h30 du matin. 57 conducteurs étaient en infraction (+ de 0.25 mg/litre d’air expiré soit au delà des 0.50 par litre de sang). 
 
17 permis suspendus
 
17 des usagers de la route présentaient des taux délictuels. Leurs véhicules ont été immobilisés. " Ils ont dû faire appel à des amis à jeun pour quitter les lieux ", précise le major Jean-Michel Bellet de l’EDSR (Escadron Départemental de Sécurité Routière) : " L’immobilisation s’accompagne d’une rétention du permis de conduire. C'est-à-dire d’une suppression en attendant le jugement devant le tribunal correctionnel ".
 
Des vies détruites
 
Tous les week-ends, des dizaines de réunionnais et de réunionnaises (en moins grand nombre) jouent avec leur autorisation de conduire une voiture ou une moto en prenant le volant après avoir consommé de l’alcool dans les discothèques. " Cette rétention peut avoir des conséquences importantes sur leur vie de tous les jours ", ajoute Jean-Michel Bellet : " Il y a des personnes qui vont perdre leur travail, peut-être même détruire leur vie de famille pour une soirée, un verre… De jeunes conducteurs m’ont cependant fait plaisir en soulignant qu’il était le NO-AL (pas d’alcool). Doucement les moeurs évoluent ". 
 
Positif deux fois en un dimanche
 
Dimanche matin, un automobiliste contrôlé avec un taux d’alcool dans le sang, délictuel, invité à immobiliser son véhicule en attendant qu’une personne sobre prenne le relais, a été à nouveau contrôlé 3 heures plus tard en état d’ébriété au volant de sa voiture. Deux alcoolémies et l’utilisation d’un véhicule malgré l’interdiction risque de coûter cher au fêtard. Outre le retrait de son permis de conduire avec l’interdiction de la passer avant longtemps, le procureur de la République peut ordonner la saisie de l’automobile.  

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