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Saint-Benoît : le meurtrier présumé de l’enfant entendu par les gendarmes

Le meurtrier présumé du petit Mattéo est entendu par les gendarmes. L’homme âgé de 38 ans était connu dans le quartier de Bourbier-les-Hauts pour avoir un comportement inquiétant voire violent. Il aurait perpétré son crime dans la nuit vers 3 heures du matin. 

© Réunion 1ère
© Réunion 1ère
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
L’homme suspecté d’avoir décapité et brûlé le corps d’un enfant de 4 ans, dans la nuit de mardi à mercredi, est entendu par les gendarmes de la section et de la brigade de recherche de Saint-Benoît.
La crise de folie du meurtrier présumé aurait débuté dans la nuit pour atteindre son paroxysme vers 3 heures ce matin.
C’est en effet à cette heure là, que la mère de Mattéo découvre le corps mutilé de son enfant. Effrayée, elle prévient ses voisins pour qu’ils alertent les gendarmes de cette commune de l’est de la Réunion. Arrivés sur place, les militaires ramènent, non sans mal, le suspect à la raison. Depuis, l’homme, âgé de 38 ans, déjà connu des forces de l’ordre pour sa fragilité mentale a été placé en garde à vue.  
 
Un homme inquiétant
 
Selon les premiers éléments de l’enquête, pris d’une nouvelle crise de démence, le suspect (père ou beau-père de la victime précision de Philippe Muller procureur de la République de Saint-Denis) aurait pris pour cible le petit garçon qui dormait tranquillement. Il l’aurait décapité avant de saisir le corps de l’amené dans le jardin et de le brûler.
Selon les voisin et les riverains de la maisonnette située rue Jean-Robert à Bourbier-les-Hauts, l’auteur présumé de ce crime atroce avait déjà eu maille à partir avec la justice. Les voisins avaient peur de lui et demandaient à leurs marmailles de l’éviter.
 
Etait-il conscient de son crime ?
 
La mère de Mattéo, très choquée, a été transportée par les sapeurs-pompiers de Saint-Benoît au centre hospitalier Est.
Dans le même temps, les spécialistes en investigation criminelle ont investi les lieux et tentent de retracer avec précision cette terrible tragédie. Un juge d’instruction devrait être rapidement désigné par le parquet. Il devrait saisir un expert psychiatre pour savoir si l’auteur de ce meurtre était doué de discernement au moment des faits. S’il est reconnu responsable de ses actes, l’instruction se poursuivra normalement. En revanche, s’il y avait, selon les experts, une altération ou une abolition du discernement alors, une audience spéciale se tiendra devant la cour d’assises afin de reconnaître l’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental (art : 122-1). 

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