L'ébouillanteur du Tampon déféré ce matin au parquet

justice
L'ébouillanteur
Samedi matin, lors de l'intervention des forces de l'ordre à Bras rue Théophile Gauthier au tampon. ©Réunion 1ère
Yohan Ragou est déféré ce matin au parquet de Saint-Pierre. L'homme de 24 ans a jeté de l'huile bouillante sur sa compagne dans la nuit de vendredi à samedi. Les deux petites filles du couples ont été touchées. L'une d'elles pourrait perdre l'usage d'un oeil.
Marine et sa fille aînée sont, ce lundi matin, toujours hospitalisées au CHU Félix Guyon. Atteinte, dans la nuit de vendredi à samedi, par des projections d'huile bouillante, la fillette de deux ans pourrait bien perdre l'usage d'un oeil. L'auteur, son père, un tamponnais de 24 ans a jeté trois poêles remplies du liquide chaud sur sa jeune compagne. La jeune femme, âgée de 18 ans, a été brûlée au visage et aux jambes. Interpellé, ivre, samedi matin, devant son domicile, Yohan Ragou sera présenté ce lundi matin au tribunal de Saint-Pierre. L'information judiciaire qui sera ouverte devra déterminer les motivations du jeune homme connu, et condamné en 2008, pour des faits de violence sur son ex-compagne.

AdŠle Nativel - Laurent Josse - Val‚érie Rubie

 

Réaction de l’UFR
Communiqué

Nous souhaitons réagir au drame survenu dans la nuit du vendredi 13 septembre et qui a touché cette jeune femme et ses deux enfants au Tampon. Brulée, dans sa chaire, puis enfermée chez elle jusqu’au petit matin, cette jeune femme a été torturée et ses deux enfants ont été également touchés.

Nous voulons tout d’abord apporter notre soutien et notre affection à cette famille touchée par ce drame. Nous exprimons également notre émotion suite à ce drame, qui touche une femme de plus, une femme de trop dans notre île. Cette année, 4 ont déjà été assassinées et ce sont près de 4 plaintes enregistrées chaque jour pour faits de violence.

Les jeunes filles s‘installent avec leur compagnon, font des enfants avec ces hommes, mettent de la confiance dans la construction d‘un modèle familial en laquelle elle croit et nous regrettons sincèrement les tournures dramatiques que prennent certains ménages.

Une fois de plus des enfants sont victimes collatérales des disputes conjugales qui tournent au drame. Ce drame nous interpelle sur la violence en cours dans certaines maisons où l’on agresse les femmes pendant la nuit, une fois que la porte du ménage est fermée.

Nous ne devons pas banaliser ces violences ! Nous appelons à la responsabilité de chacune et de chacun pour parler, dénoncer et mettre fin à ces violences qui ont lieu autour de nous !
L’UFR souhaite réagir contre la violence sous toutes ces formes : kiswa in mové kozman, inn claque ou pire… !