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Sècheresse à la Réunion: la situation se dégrade encore

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Eau impropre à Mana
©Eric Léon
L’office de l’eau de la Réunion dresse un nouveau bilan quantitatif de l’état des ressources en eaux. Aucune amélioration à constater, bien au contraire: la situation se dégrade sur l’ensemble du département.
Selon l’Office de l'eau (Lire le document en intégralité), les débits médians mensuels des cours d’eau poursuivent leur baisse et les déficits les plus importants se maintiennent essentiellement dans les secteurs de la Plaine des Palmistes, -89% sur le Bras Noir, et de l’Est avec -86% sur le Bras Laurent dans les hauts de Sainte-Suzanne.

Dans les autres secteurs de l’Est, les déficits sont également remarqués sur le Grand Bras Saint-Jean (-70%), le Bras Panon (-67%), le Bras des Lianes (-50%) et la Rivière des Roches (-62%). Dans une moindre mesure, des déficits sont enregistrés sur la Rivière des Marsouins (-28%) et la Rivière du Mât (-27%) mais les débits y sont proches des minimums historiques.

Dans le Sud et le Sud-Ouest, l’état de carence est également présent. La Rivière Langevin et la Source Dussac connaissent des déficits respectivement de -18% et -15%. La Rivière Saint-Denis résiste mieux même si son débit moyen diminue de 60 l/s entre août et septembre 2013.
 
L’état quantitatif des eaux souterraines se dégrade également

Les niveaux moyens mensuels sont en baisse sur l’ensemble du département. Comme pour les eaux de surface, les déficits les plus importants concernent principalement l’Est. Les minimums historiques sont dépassés sur sept ouvrages : le piézomètre « S1 Champ Fleury », le forage « S2 Rivière du Mât les Bas », le forage « PIB4 Gol » à Saint-Louis, le forage « S3 Citronnier » dans les hauts de Saint-André, le forage « Petite Plaine » à la Plaine-Des-Palmistes, les forages « P26 Bourbier les Bas » et « Bourbier les Hauts » à Saint-Benoît.

Dans le Sud et à Saint-Gilles, les déficits sont également très importants : -94% et -84% à Saint-Pierre et -91% à Saint-Gilles. Des états moins « sensibles » s’enregistrent sur les nappes du Port (-30% en moyenne), de Saint-Paul Ville (-8%) et du Nord-Est (-32% en moyenne pour Sainte-Marie/Sainte-Suzanne).
 
A cette période de l’année, l’état s’apprécie également vis-à-vis du risque de salinisation des nappes souterraines littorales (présence de chlorures). Les observations indiquent des teneurs en chlorures en baisse, sauf sur le piézomètre S6 Ermitage et le Forage Marengo à l’Etang-Salé. L’adaptation des modalités de gestion des aquifères côtiers permet, pour l’instant, de préserver les nappes contre les intrusions salines.
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