Incidents lors de la présidentielle à Madagascar : un mort

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Quelques heures après le début du premier tour, un chef de district a été tué dans un bureau de vote du sud de Madagascar. Deux autres incidents ont été rapportés, l’enlèvement d’une personne dans un bureau de vote et l’incendie d’un autre bureau de vote.
Si les autorités malgaches assuraient que le scrutin pourrait être mené à bien sans problème, les observateurs craignaient en effet des cafouillages en raison des difficultés de préparation dans les zones isolées, voire des fraudes.

Les bureaux de vote ont ouvert vendredi à 6 heures locales (5 heures en France) à Madagascar pour le premier tour d’une élection présidentielle qui doit permettre de sortir le pays de la grave crise dans laquelle il est plongé depuis le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009. Quelque 7,8 millions d’électeurs malgaches sont appelés aux urnes pour départager 33 candidats. Les 20 001 bureaux de vote doivent fermer leurs portes à 17 heures (16 heures en France), les premières tendances étant attendues dans la nuit.
 
Pour la plupart des Malgaches, le scrutin doit être un premier pas pour sortir de la grave crise politique, économique et sociale dans laquelle leur pays, mis au ban des nations, est plongé depuis l’éviction de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, en mars 2009. Faute de sondages, il est difficile de faire des pronostics. Si certains candidats se voient gagner dès vendredi, tous les observateurs interrogés par l’AFP s’attendent à un second tour, prévu le 20 décembre avec des élections législatives.