Saint-Denis : le retour au pays des fonctionnaires ultra-marins au cœur du débat

politique
Cilam : Policiers devant barrage
©Philippe Hoareau
Le retour au pays des policiers réunionnais en poste en France, c’est le thème de la réunion organisée, ce vendredi soir, par un membre actif du GPX 974. 
Comme souvent, les portes drapeau, d’un mouvement, sont les premiers à bénéficier de leurs revendications.
Idriss Rangassamy-Settama a fait feu de tous bois quand, il était policier à Noisy-le-Sec au sein du collectif GPX 974.
Le policier de retour dans son île organise une grande réunion ce vendredi en fin de journée, salle Candin à Saint-Denis. Il a d’ailleurs invité tous les politiques du département à venir s’exprimer sur le sujet.
En cette période pré-électorale, les futurs candidats aux élections municipales, et autres sièges politiques, devraient être nombreux. Une absence pouvant être interprétée comme une opposition au mouvement.
 
Les élus de l’outre-mer solidaires
 
Cependant, tous les policiers et tous les syndicats ne seront pas représentés. Thierry Flahaut, secrétaire régional d’unité SGP Police Fo rappelle : « Alliance et Fo ont démarché tous les élus des outre-mer et tous ont signé un document qui a été remis à Manuel Valls, le ministre de l’intérieur. Nous demandons plus de transparence dans le système de mutation. Mais il en faut pas rêver, tous les ultra-marins ne rentreront pas et d’ailleurs certains policiers ne le souhaitent pas ».   
En revanche, les postulants au retour, comme leurs représentants syndicaux demandent plus de transparence. Tous ont conscience qu’il est difficile d’éviter les passes droits, mais demande la possibilité d’un suivi personnalisé de son dossier.
 
Tous ne rentreront pas
 
La problématique, des mutations pour les policiers originaires des départements et territoires d’outre-mer, est amplifiée par le chômage. Beaucoup des candidats, au retour, épousent ce métier parce qu’ils recherchent un emploi. Ils prennent conscience de la durée de leur engagement au fil des ans. Tous les syndicats parlent de ces collègues qui sont dans une situation psychologique difficile. En revanche, Tous les représentants de ces personnels sont catégoriques, en mettant un peu d’huile dans les rouages, 250 à 300 policiers originaires de La Réunion bénéficieront d’un billet dans les dix années à venir. Pour les autres et ils sont très nombreux, la patience sera de mise. Certains obtiendront le poste souhaité après 25 ans de carrière, d’autres devront choisir entre un avancement et un retour au pays. 
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