Barbarie de Saint-Benoît : il décapite et tente de brûler son beau-fils pour protéger sa concubine

faits divers
Barbarie de Saint-Benoit Mathéo
C'est au bout de ce chemin, loin des regards que Charles Artaban a dû rejouer son crime de la nuit du 18 au 19 juin 2013. ©Réunion 1ère
La reconstitution du martyre du petit Mathéo 4 ans, a eu lieu, mardi soir chemin Jean-Robert à Saint-Benoît. Le beau-père de l’enfant a dû répéter la décapitation, l’éviscération et la tentative de crémation avant d’abandonner le petit corps dans le chenil.  
Ce crime a effrayé toute l’île et au-delà des océans. Le 19 juin 2013, l’impensable se répand à travers La Réunion. A Saint-Benoît, chemin Jean-Robert, un homme de 37 ans a massacré l’enfant de sa concubine. Le petit Mathéo âge de 4 ans a été décapité, son corps retrouvé dans la cage des chiens est en parti brûlé.
L’auteur de ce crime abject, Charles Artaban, 37 ans, est revenu sur les lieux du massacre, mardi en fin de journée. Encadré par les gendarmes, sous les regards de Jean-Pierre Niel, juge d’instruction, Lucas Caliamou, son avocat et Jean-Jacques Morel, avocat de la partie-civile, il était interrogé sur le déroulement de cette nuit de cauchemar.
 
Une folie feinte ou réelle ?
 
Après deux heures de reconstitution dans la maison et le jardin, Lucas Caliamou, l’avocat de Charles Artaban a tenté d’expliquer devant la presse : « La mère de Mathéo est tombée avec l’enfant dans les bras. La tête du marmaille aurait tapé le sol et mon client dit qu’il était mort quand les atrocités ont commencé ».
La mère de la petite victime n’a pas réussi à surmonter sa douleur pour revenir sur place. Son avocat Jean-Jacques Morel confiait lui : « Ce dossier est au-delà de l’horreur. Je n’avais jamais vu ça en 25 ans de carrière ».
L’enquête comporte encore des zones d’ombre. Le magistrat instructeur attend désormais les résultats de l’autopsie du corps du petit Mathéo et les conclusions des experts psychiatres concernant Charles Artaban. Certes, lui et sa concubine étaient alcoolisés lors de cette triste nuit du 19 juin 2013, mais le meurtrier présumé était-il conscient de ses actes ? Cette question est essentielle pour la suite de l’instruction de ce fait-divers tragique.

En images avec Hakime Ali Saïd et Rodolfo Ozan 

 

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