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Les policiers réunionnais solidaires de la grève nationale. Le matricule, le manque d’effectifs…

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Greve police
©Danielle Dambreville (Réunion 1ère)
Le matricule n’est pas un simple numéro sur une manche de chemise. Ces chiffres, qui permettent d’identifier un policier ou un gendarme, sont jugés stigmatisants par les fonctionnaires. Ils manifestent contre cette mesure, entre autres dans toute la France et à La Réunion.
Quatre-vingt à cent fonctionnaires étaient regroupés, devant le commissariat Malartic à Saint-Denis, ce mercredi 22 janvier à l’appel du syndicat Alliance-Police-Nationale. « Un mouvement pour rappeler qu’à La Réunion comme en métropole nous sommes mécontents de nos conditions de travail », souligne Aldo Bègue, secrétaire départemental du syndicat Alliance, « Il manque au moins 100 fonctionnaires sur le département. Les collègues sont obligés de faire des heures supplémentaires, mais celles-ci ne sont pas prises en compte intégralement. Certains jours, nous ne disposons pas des effectifs suffisants pour répondre à toutes les urgences. C’est devenu ingérable ».
 
Un matricule stigmatisant
 
L’affaire du matricule a accentué le malaise. Depuis le 1er janvier 2014, policiers et gendarmes doivent arborer sur leur tenue un numéro qui permet de les identifier. Tous les syndicats dénoncent cette mesure qui, selon eux, s’apparente à une opération de communication du gouvernement. « Il y avait des revendications d’associations proches du PS, il fallait leur faire plaisir. Ce numéro stigmatise les fonctionnaires. Les représentants des forces de l’ordre signent tous leurs documents. Les voitures sont identifiables et suivies par géo-localisation. Les équipes qui sont dans les véhicules sont connues », pour Aldo Bègue comme pour l’ensemble des délégués syndicaux, « Le déficit relationnel entre les policiers et la population ne vient pas d’un numéro, mais des missions dévolues aux fonctionnaires. Aujourd’hui, on nous demande du chiffre et de la répression, le volet prévention et relation a totalement disparu ».

Reportage de Florence Bouchou et Christian Krans
Reportage : Florence Bouchou - Christian Krans - Montage : Christine Ducos

 

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