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Conflit de la SIB : après les tensions place aux négociations

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©Delphine Poudroux (Réunion 1ère)
Les représentants des salariés de la SIB et la direction de l’entreprise négocient à la direction du travail à Saint-Denis. Les discussions ont débuté, en milieu de matinée, malgré les incidents de la veille. Par ailleurs, les ouvriers ont levé le piquet de grève et repris le travail.
Lundi en fin de journée, des palettes brûlent devant le portail d’entrée de la société industrielle de Bourbon basée au Port. Le CE (Conseil d’établissement) vient de s’achever sur un nouveau constat d’échec. Les grévistes sont furieux. Ils veulent bloquer la direction dans l’usine. Une intention déjouée par les trois dirigeants qui prennent la fuite en escaladant le grillage de 2 mètres de haut. Après cet épisode pour le moins conflictuel, il était difficile d’envisager la reprise du dialogue. Pourtant, contre toute attente, à 10 heures, les deux parties se sont retrouvées ont accepté de s’asseoir à la table des négociations dans les locaux de la Direccte à Saint-Denis (Direction des Entreprises de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi).

Le gouvernement sensibilisé

21 novembre 2013, le géant Colgate-Palmolive annonce son intention de fermer son usine de fabrication de savon, de liquide d’entretien, dentifrice et shampoing de La Réunion. Les dirigeants affirment que le maintien de cette structure n’est pas rentable. Pour sauvegarder la compétitivité du groupe, ils veulent transférer la production de la SIB vers ses usines françaises de Compiègne et Rillieux.
Cette annonce provoque la colère des salariés et l’intervention des politiques qui s’inquiètent des 320 000 euros versés à cette entreprise au titre des exonérations des cotisations sociales. Huguette Bellot, député-maire de Saint-Paul, monte au créneau dès le 28 novembre 2013 en alertant le gouvernement sur cette situation.
 
Le travail et les discussions reprennent
 
Quatre mois se sont bientôt écoulés et les positions sont figées. Il est toujours question de fermeture de la société industrielle de Bourbon. Les manifestations, grèves de la faim, menaces et tables rondes n’ont rien donné. La direction de l’usine souhaite mener à bien sa mission : fermer l’usine. Les syndicalistes tentent d’arracher la continuité de l’activité.
Enfin, les politiques, très sollicités en cette période d’élections municipales et européennes, se sont succédés au chevet de la SIB. Tous ont souligné leur désir de maintenir l’usine sur place. Tous veulent que l’outil de production reste à la disposition d’un possible repreneur afin de sauver les emplois.
Pour tenter d’apaiser le climat et favoriser le dialogue, les employés de la SIB ont repris le travail ce matin. Un geste qui a permis la reprise des discussions à la Direccte en présence d’un inspecteur du travail pour éclaircir l’avenir.
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