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De nombreux soldats du feu fascinés par les flammes

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Photo d'archives
Tous les ans, au moins un sapeur-pompier professionnel ou volontaire est arrêté en France pour pyromanie. Le caporal-chef Patrice Nirlo, incendiaire présumé du Maïdo en 2010 et 2011, s’inscrit dans cette longue liste de soldat du feu fascinés par les flammes.
Le 27 décembre 2013, à Hautot-Saint-Supplice, petite ville du pays de Caux en Normandie, un incendie ravage un bâtiment agricole. C’est le second incendie en deux jours. La veille, dix veaux avaient péri dans les flammes d’une grange située à quelques kilomètres de là, à Veauville-lès-Boans.
Les investigations des gendarmes aboutissent à l’arrestation le 13 janvier 2014 d’une jeune femme de 19 ans, sapeur-pompier volontaire à Doudeville. Elle avait été vue allumant des feux de poubelles dans la rue en début d’année. Elle sera jugée en juin à Rouen.

Une région traumatisée

Entre Août et septembre 2013, 4 hangars de la région de Marolles-les-Brault dans la Sarthe sont incendiés. Les gendarmes se mettent en quête d’un pyromane, la nature criminelle de ces feux ne faisant aucun doute. L’enquête aboutit à l’arrestation d’un sapeur-pompier volontaire de 18 ans. Il a été condamné à deux ans de prison dont six mois ferme.
Dans la Sarthe toujours en 2009, après cinq ans d’enquête, deux frères sont arrêtés par les enquêteurs de la gendarmerie. Les deux hommes, dont l’un est sapeur-pompier volontaire, sont suspectés d’avoir allumé 55 d’incendies dans le secteur de la Suze-sur-Sarthe. Leurs cibles étaient des hangars, des granges, des chaumes ou des sous-bois.

Arrêté par ses collègues 

Un sapeur-pompier volontaire âge de 22 ans arrêté un briquet à la main par ses collègues. Cette scène surprenante s’est déroulée dans la nuit du samedi 20 juillet 2013 à Valentigney dans le Doubs. Le pyromane a éveillé  les soupçons de ses collègues qui avaient noté un regain d’activité quand le suspect était présent. Après un séjour en détention provisoire, l’ancien sapeur-pompier volontaire attend désormais de passer devant le tribunal correctionnel de Montbéliard.

Filmé un bidon d’essence en main

Dans la nuit du 2 au 3 juin 2013, trois véhicules personnels de sapeurs-pompiers d’Uckange, dans l’Est de la France, sont la proie des flammes. L’incendiaire a frappé vers minuit. Les victimes sont : le patron de la caserne et deux autres collègues. Les gendarmes interpellent l’auteur dès le lendemain. Il a été filmé un bidon d’essence à la main par des caméras de surveillance de la ville. Le sapeur volontaire âgé de 41 ans reconnait les faits, mais est incapable d’expliquer ses motivations. Il est finalement interné en attendant d’être éventuellement jugé.
 
Toujours présent pour éteindre le feu
 
En 2012, entre le 19 juillet et le 16 août, la campagne ardennaise s’embrase. En moins d’un mois, les sapeurs-pompiers de Marigny-le-Chatel doivent intervenir à 17 reprises pour des incendies de hangars, voitures ou de champs. Les gendarmes de Marigny-le-Hayer aidés de leurs homologues de Nogent vont s’intéresser à l’équipe d’intervention des soldats du feu et, plus particulièrement, à un jeune volontaire. L’homme de 20 ans n’est pas au tableau de service les jours en question mais passe à proximité de la caserne quand on a besoin de lui. En garde à vue, il reconnaît les faits sans difficulté. Il est condamné en comparution immédiate à deux ans de prison dont huit mois ferme.
 
Il met le feu à son immeuble

En 2012 également en Bretagne, ce sapeur-pompier volontaire de 29 ans est condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Vannes. Entre les mois d’Avril et août de cette année là, le prévenu a allumé 9 incendies. Lui n’était pas fascine par le feu, mais par le déploiement des secours. Pour assouvir sa pulsion, il n’hésitera pas à brûler le tableau électrique de l’immeuble ou il vit.
Une fois encore, les enquêteurs de la gendarmerie n’ont aucun mal à le démasquer. Le prévenu donne l’alerte et intervient en premier.
Il est condamné à un an de prison avec sursis, l’obligation de suivre des soins et deux ans de mise à l’épreuve.    

Sergent-chef du SDIS du Var

Cette affaire s’est déroulée dans le Var en 2002.  Elle est très semblable au dossier du Maïdo, mais avec des conséquences nettement plus réduite. Jean-Yves Gautier, sergent-chef, au service départemental d’incendies et de secours du Var a été condamné, en 2005, à quatre ans de prison dont deux année ferme, pour avoir mis le feu à la forêt de Callas en 2002.
Lors de son procès, le pompier pyromane n’avait pas su expliquer son geste. Il s’était borné à expliquer qu’il était dépressif et se débattait, au moment du passage à l’acte, avec des soucis familiaux.

Sapeur-pompier volontaire et récidiviste

Chez les pyromanes, les pulsions sont souvent plus fortes que la raison. Sébastien Robinet, 25 ans, sapeur-pompier volontaire et fil de sapeur-pompier, est condamné à deux ans de prison en 2001 pour 13 départs de feu dans les Vosges.
A peine sorti, sa période de probation terminée depuis deux mois, il replonge. Il sera condamné en 2003 pour avoir incendié des chaumes et des poubelles. Lors de son interpellation, les forces de l’ordre vont découvrir dans sa voiture 11 briquets dont 7 qui ne fonctionne plus.

La caserne sa seule famille
 
Les sapeurs-pompiers souffrant de pyromanie ne sont pas tous jeunes. En 2010, un homme de 45 ans, soldats du feu volontaire dans la région de Cahors depuis 10 ans a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir allumé 27 feux entre les mois d’août 2009 et avril 2010. La voiture du prévenu avait été vue à plusieurs reprises à proximité des lieux des sinistres. Interrogé sur ses motivations, l’accusé explique simplement : « Quand je ne fais rien je m’ennuie ». Son avocat trouvera lui une autre motivation : « Il a trouvé chez les sapeurs-pompiers une famille de substitution… ».
http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/04/848474-pompier-pyromane-prison-avec-sursis.html
 

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