Assises : un meurtre sur fond d’alcool à Saint-André en Mars 2012

justice
Cour d'appel
Lors de la seconde journée d'audience du procès pour viol et agression sexuelle de Jean Roche, les victimes ont bouleversé l'assistance en racontant leur calvaire. ©Réunion 1ère
Les jurés de la cour d’assises ont deux jours pour étudier le meurtre de Luçay Pink. Le 24 Mars 2012, il tombe sous les coups de son ami Antoine Dalleau. Une mort que regrette le prévenu incapable d’expliquer les deux coups de couteau.
La nuit vient de tomber. Lucay Pink et Antoine Dalleau rentre chez eux. Pour une raison qui reste obscure trois ans après les faits, les deux « dalons » s’invectivent. L’alcool aidant, Antoine Dalleau quitte les lieux, rentre chez lui, prend un couteau et revient sur place. Sans dire un mot, il frappe son ami à deux reprises dans l’abdomen. Quand les secours interviennent, Luçay Pink était encore conscient. Il décèdera aux urgences de l’hôpital de Saint-Benoît dans la soirée. Interpellé sur place, Antoine Dalleau est d’abord placé en cellule de dégrisement. Son taux d’alcool dans le sang étant incompatible avec une garde à vue.
 
Le rhum efface les souvenirs
 
Trois ans après les faits, le prévenu est-il en mesure d’expliquer ce geste fou ? La question ne trouvera certainement pas de réponse. Tout au long de l’instruction Antoine Dalleau s’est borné à regretter la mort de Luçay Pink. Les importantes doses d’alcool ingurgitées par les deux hommes ce 24 Mars 2012 ont eu raison de la mémoire de l’accusé. Il se souvient vaguement, comme l’affirment les témoins, qu’ils ont eu un différent sur le chemin du retour. Mais le motif de cette dispute lui échappe.
Antoine Dalleau encoure 20 ans de réclusion criminelle.
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