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Quelle vie pour la chopine après la bière ?

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Environ 45 millions chopines de bières sont récupérées chaque année par les Brasseries de Bourbon
©DR
Il faut 4 000 ans, pas moins, pour qu'une bouteille de verre se décompose dans l’environnement. Dans ces conditions, il est facile de comprendre la nécessité de revaloriser cette matière. A La Réunion, quelques possibilités existent pour favoriser le recyclage.
Aujourd’hui, tri et recyclage sont entrés dans les habitudes des particuliers et professionnels. Toutefois, il  y a encore des efforts à fournir. Comme par exemple pour le verre : moins cher à recycler qu’à fabriquer, il se recycle à 100% et à l’infini.

De la collecte à l’exportation vers l’étranger

La collecte du verre se fait en grande partie grâce aux bornes d’apport volontaire (B.A.V). Sur le territoire de la Cinor, on en compte environ 370 réparties sur les trois communes de la collectivité (Saint-Suzanne, Sainte-Marie et Saint-Denis).               
Ces bornes accueillent uniquement les verres usagés (bouteilles, pots, bocaux) qu’il faut séparer des déchets ménagers. A la Réunion, des verres sont collectés en grande partie par les différentes collectivités (Cirest, Cinor, Tco, Civis,Casud). Une fois collectés, ils sont tous transférés dans un même centre situé au Port. Ainsi, c’est l’entreprise «Métal Réunion» qui s’occupe du chargement du verre dans des conteneurs spécifiques.  En partenariat avec les sociétés Green Bird et Eco-Emballages, les conteneurs sont ensuite réacheminés vers les verreries situées en Tanzanie, en Afrique du Sud ou encore en Asie.
Sur les six dernier mois, d’octobre 2013 à mars 2014, l’entreprise a récoltée plus de 5 000 tonnes de verres.  

 Le Réemploi

Un des premiers à s’être engagé dans la revalorisation de cette matière première : le plus important brasseur réunionnais, les Brasserie de Bourbon. C’est grâce à  « un modèle vertueux de collecte » qu’ils récupèrent et réutilisent jusqu’à 70% des bouteilles vendues. « Il y a une centaine de «ptit collecteurs » de bouteilles un peu partout dans l’île. Ces indépendants effectuent un premier travail de collecte. Les bouteilles récupérées dans un deuxième temps, par des « collectionneurs professionnels » sont ensuite placées dans des palettes, nettoyées, puis retraitées », explique-t-on chez Brasseries de bourbon. Ces bouteilles sont réutilisées deux à trois fois.
Ainsi, chaque année l’entreprise récolte prés de 45 millions de bouteilles en circulation qu’il rachète à 0.07 cts l’unité à ces collectionneurs.  Un avantage selon Philipe El-Bez, le Directeur Général. « D’abord d’un point de vue environnemental. Puis, cela permet aux gens d’arrondir leur fin de mois et, bien sûr, c’est un avantage pour nous au niveau économique », avoue t-il.
Cependant au cours des processus de fabrication ou du transport certains verres sont cassés. Ceux là auront un autre destin. Ils seront broyés puis transformés. 

La Transformation

Une fois broyé, le verre peut reprendre vie sous différentes formes. Au Port, à l’usine Lafarge, le verre cassé des industriels sont recyclés.  On les broie et le transforme en sable fin pour l’utiliser comme matière première dans la fabrication de béton, de bitume, de goudron. 
 
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