Un premier cas de chikunguya détecté en Polynésie

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La patiente infectée par le virus est revenue dimanche d’un voyage en Guadeloupe. Elle est âgée de 60 ans. La Polynésie française avait jusqu’ici été épargnée par ce virus qui a touché La Réunion par le passé, et les Antilles actuellement.
"Pour l’instant, on ne sait pas si le virus circule et on espère bien que non", explique le docteur Henri-Pierre Mallet. "Le but est d’éliminer tous les moustiques qui auraient pu piquer la personne", a poursuivi ce porte-parole de la direction de la Santé en Polynésie française.

Des pulvérisations anti-moustiques et la destruction de leurs gîtes larvaires sont programmés jeudi dans les quartiers fréquentés par la patiente infectée. Le chikungunya provoque une fièvre brutale avec des douleurs articulaires, surtout aux extrémités des membres. Dans certains cas, ces douleurs et des raideurs persistent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. La maladie peut être mortelle chez des patients fragilisés, notamment chez les personnes âgées.

La Polynésie française a connu ces derniers mois deux épidémies propagées par les moustiques : l’une de dengue, l’autre de zika.