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Visite présidentielle : la crise requin et ses conséquences s’invitent dans les débats

La crise requin ressurgit avec l’attaque dont un surfeur a été victime, mardi après-midi à Saint-Leu. Par chance, l’homme de 51 ans n’a été que légèrement blessé. Mais ce nouvel incident inquiète les acteurs touristiques qui demandent de l’aide.

© Hubert Debeux
© Hubert Debeux
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
Mardi, il est un peu plus de 15 heures. Vincent Rintz, surfeur de 51 ans, est passé outre l’interdiction de pratiquer son sport et s’est mis à l’eau à Saint-Leu. Il n’est pas seul, d’autres habitués sont à ses côtés. Comme lui, ils sont à cheval sur leurs planches et attendent la bonne vague.
Malheureusement, le professeur de mathématique du Port est devenu la cible d’un requin. L’attaque est fulgurante. Par chance, la victime parvient à se dégager et rejoint le rivage. Il est blessé au mollet et au poignet droit. Ses jours ne sont pas en danger, mais il doit être hospitalisé de toute urgence à l’hôpital de Saint-Paul.
 
Crise requin et crise du tourisme
 
L’information enflamme immédiatement les réseaux sociaux. C’est la quatorzième attaque depuis le 19 Février 2011, date du début de la crise requin. Depuis ce funeste jour, les surfeurs qui se mettent à l’eau sur les spots de La Réunion sont en danger. De réunion de crises, en décret d’interdiction aucune solution se fait jour et l’image de l’île se dégrade. Cette crise n’est pas sans incidence sur la chute de la fréquentation touristique enregistrée en 2013. Les Roches-Noires ou Boucan-Canot sont déserts. Les clubs de surf ont fermé les uns derrière les autres et les clubs de plongée sont à l’agonie. Certes, il y a le lagon qui permet de se baigner en toute sécurité, mais est-ce suffisant pour rivaliser avec les autres destinations tropicales.
 
Des aides et des actes
 
Fort de ce constat, l’IRT va publier une lettre dans la presse pour alerter le président de la République sur le sujet. L’île de La Réunion tourisme souhaite obtenir des aides exceptionnelles pour aider les entreprises de la filière à traverser cette période difficile. Patrick Serveaux, le nouveau président de l’IRT s’inspire des Antilles qui avaient obtenu le soutien de l’Etat quand la destination n’avait plus les faveurs des touristes.
Dans le même temps, les associations impliquées dans les commissions sur le risque requin demandent que les dispositifs permettant de sécuriser les spots soient désormais mis en œuvre de manière pérenne. 

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