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Visite présidentielle : les usines sucrières bloquées par les planteurs

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Manifestation planteurs à Saint-Denis
©Henri-Claude Elma
Les usines du Gol et de Bois-Rouge sont totalement bloquées, depuis ce matin. Cette grève lancée par la CGPER intervient à 24 heures de l’arrivée de François Hollande à La Réunion. Un mouvement qui confirme l’inquiétude des planteurs.
La visite présidentielle est très attendue. Le président de la République n’a pas encore posé le pied sur le sol réunionnais que déjà les esprits s’échauffent. La CGPER a lancé, dès ce jeudi matin, un mouvement pour sensibiliser François Hollande et son entourage à l’avenir de la canne. En septembre 2017, expirent les quotas sucriers et les aides européennes. Cette date butoir se rapproche sans que les planteurs sachent de quoi demain sera fait. Selon, les comptes des syndicalistes, il manquera 38 millions d’Euros dans les caisses des exploitants. Ils veulent obtenir des garanties quand aux solutions de remplacement.
 
Fermeture de l’usine de Bois-Rouge ?
 
Pour compenser la fin des quotas sucriers, il est question d’augmenter la participation de l’Etat ou le prix de la tonne de bagasse vendu aux usines pour produire de l’électricité, mais pour l’instant ces solutions sont uniquement des projets.
Par ailleurs, Paul Vergès, président du parti communiste réunionnais, a évoqué la fermeture possible de l’usine de Saint-André. Une annonce qui a eu l’effet d’une bombe, alors que le président de la République doit visiter la sucrerie de l’Est. De nombreux planteurs estiment que si Bois-Rouge ferme, la filière canne de La Réunion est condamnée.
 
La levée du blocus contre des garanties
 
En clair, les grévistes l’annoncent : « Nous voulons des réponses ». La levée du blocus est conditionnée à des engagements de la part de François Hollande concernant la garantie des prix au-delà de 2017 et l’annonce par Téréos, le propriétaire des usines, de son intention de conserver Bois-Rouge. S’ils n’obtiennent pas gain de cause sur ces deux points, les grévistes mèneront des actions sur les routes dès demain, sans plus de précisions.
En attendant que les discussions s’engagent entre les différents partis, aucune canne ne sera livré à Saint-André et à Saint-Louis.
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