Assises : Raoul Ferrère condamné à 12 ans de réclusion criminelle

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Le sexagénaire des Avirons a été reconnu coupable du meurtre de son fils. Raoul Ferrère a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Il avait tiré dans le dos d’Olivier, 21  ans. C’était le 1er novembre 2012 aux Avirons.
Dès les premières heures de cette triste affaire impliquant un père et son fils, deux versions s’opposaient.
Selon les proches de l’accusé, son fils, Olivier âgé alors de 21 ans, est un jeune homme en perte de repère. Il s’oppose constamment à l’autorité paternelle et glisse vers la délinquance.
Les amis de la victime estiment que son père avait perdu la raison.
Les cris, les injures et la violence étaient devenus le quotidien des deux hommes.
 
Un homme fragile
 
Au fil des questions du président de la cour d’assises les jurés entrevoient le climat pesant qui régnait dans la case de la famille Ferrère.
Après l’intervention des psychologues et du psychiatre, ils sont convaincus que le prévenu souffrait de graves troubles mentaux. L’ancien facteur était suivi d’où la plaidoirie de Brigitte Hoarau, son avocate : « c’est un homme fragile dont les pathologies ont été mal soignées. Sa dangerosité était liée au contexte ». Elle conclue en demandant une peine réduite et la reconnaissance du problème de santé de son client afin qu’il soit suivi avant de ressortir.
 
Ne pas se tromper de procès
 
L’accusation, par la voix de l’avocat général, ne nie pas les troubles psychiatriques, mais minimise l’incidence de la maladie dans le passage à l’acte : « ne nous trompons pas de procès, nous ne devons pas instruire le dossier de celui qui n’est plus là, mais de cet homme aux deux visages qui tente de déguiser son meurtre en scène de violence. Il savait ce qu’il faisait, il avait l’intention de tuer ». Au terme de son réquisitoire, le représentant du parquet demande que l’accusé soit condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Finalement Raoul Ferrère a été condamné à 12 ans de réclusion. Il sera prioritaire pour suivre des soins psychiatriques pendant son incarcération.
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