Les entreprises de Saint-Denis climatisées grâce à l’eau de mer en 2016

économie
Sea water
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La climatisation à l’eau de mer est en passe de devenir une réalité. Le projet va se concrétiser. 150 millions d’Euros vont être investis. Ils devraient permettre de créer des emplois et d’économiser de l’énergie.
Le syndicat intercommunal d’exploitation des eaux océaniques (Sidéo) prêtait à sourire lors de sa création. Les opposants au projet doutaient de l’utilité d’un tel syndicat et de son financement. Au fil des ans et des retards, ils avaient presque réussi à faire douter les tenants du projet de climatisation à l’eau de mer.
Les travaux devaient débuter en 2012, pour une mise en service en Septembre 2013. Le coût des travaux était évalué à 128 millions d’Euros.
En 2014, quand les défenseurs du Swac (Sea water conditionning) reviennent sur le devant de la scène, les observateurs sont dubitatifs. Pourtant, cette fois, ils ont obtenu des garanties de leurs partenaires et de l’Etat.
 
75% d’économie d’énergie
 
L’Etat, la région Réunion, l’Ademe et GDF Suez sont associés pour financer la climatisation du futur en investissant 150 millions d’Euros.
L’objectif est simple. Une usine va pomper de l’eau à 1000 mètres de profondeur (Ndlr : température 5 °C). Elle circule dans des tuyaux et vient rafraîchir de l’eau douce destinée à climatiser les entreprises reliées au Swac. Les pompes d’eau de mer fonctionnent grâce à l’électricité, mais ce système permet de « réfrigérer » plusieurs sociétés en économisant 75% du montant de la facture électrique.
 
Création de 3 à 400 emplois
 
L’économie envisagée est bien réelle. Le chiffre de 75% d’économie vient d’Hawaï et de Polynésie française ou des systèmes identiques, mais moins importants fonctionnent déjà.
Autre atout de ce projet (Ndlr : non négligeable en cette période de crise), l’eau douce rafraîchie par l’eau de mer doit circuler dans des tuyaux pour arriver chez les clients.
Vers le mois de Juin 2015, 23 kilomètres de tranchées vont être creusées. Les porteurs du projet estiment de 300 à 400 créations d’emplois. Un appel d’air en cette période morose pour les demandeurs d’emplois, mais aussi pour les petites entreprises de BTP qui pourront soumissionner sur ces marchés.