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Assises : au troisième jour du procès Fraumens, accusé et victime sont dos à dos

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Fraumens suite
©Réunion 1ère
Difficile de savoir qui va convaincre les jurés. Les avocats de David Fraumens dénoncent les : « la di la fé ». La partie civile s’appuie sur les témoins pour étayer sa version des faits.
Comme souvent, lors des longs procès d’assises, la répétition, des arguments et contre arguments de la défense et de l’accusation, noie l’auditeur. Les parties défendent leur histoire. Le lieu, l’heure, les acteurs sont quasiment identiques et pourtant, selon les scénarii, le prévenu est innocent ou coupable.

Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant de se sentir perdu au fil des heures. En fonction de l’énergie, des avocats ou des parquets les certitudes vacilles. Maître Eric Dupond-Moretti l’a très bien compris. Le ténor métropolitain joue sa carte de l’instant à la perfection. Si son client est mis en difficulté par un témoin ou le parquet, il s’évertue à conclure le dialogue, si besoin en haussant le ton.
 
Les pièces du dossier ont de la mémoire
 
Face à lui, maître Rémi Boniface, l'avocat de Daniel Adécalom connaît le terrain, la langue créole et ses subtilités. Il n’hésite jamais à faire front tout en laissant la défense adverse tempêter, s’insurger, et parfois même être agressive. Deux stratégies, deux manières de mener les débats.

Aux assises, comme dans toutes les salles d’audience, il faut se méfier du ressenti. Le dossier renferme souvent des éléments qui échappent aux auditeurs. Ces pièces évoquées par les deux parties sont autant d’éléments qui seront pris en compte au moment du verdict. En attendant, les réquisitions et les plaidoiries, les deux parties devraient encore s’affronter pour convaincre l’auditoire du bien fondé de sa version. Une partie des procès se joue également dans l’opinion publique…


En images avec Emmanuelle Haggai et Claude Testa
En interview:

  • Me Rémi Boniface, avocat de Daniel Adécalom

 

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