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Réunionnais du Monde : originaire de Champborne, le chercheur s’installe en Californie

Poursuivez vos études, voyagez, découvrez le monde ! Steeve Bourrane applique à la lettre ces conseils maintes fois entendus. Agé de 37 ans, il est chercheur en neurobiologie au Salk Institute de San-Diego en Californie.

© Réunionnais du Monde
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  • Par Fabrice Floch
  • Publié le
Tous les chemins mènent à Rome ! Pas toujours, si l’on suit le parcours de Steeve Bourrane. Aujourd’hui âgé de 37 ans, il revient sur sa trajectoire de Chamborne à San-Diégo sur le site de Réunionnais du Monde.
Etudiant moyen, il rame pour obtenir son Bac. Malgré ses difficultés sur les conseils de son frère et avec l’aide de sa sœur, il s’accroche et suit des études de biologies à l’université de Montpellier.
 
Les cours, la fête, le maloya et l’association des étudiants réunionnais de Montpellier l’aident à lutter contre le mal du pays. Au fil des années et des soirées, il rencontre sa future compagne qui a donné naissance à leur fille, il y a déjà quatre ans.
Fort d’un doctorat en neurobiologie, le Saint-Andréen a posé ses valises au sein du Salk Institute de San-Diego en 2010.
© Réunionnais du Monde
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La fuite des cerveaux
 
Pour lui la différence essentielle entre les Américains et les Français (Ndlr : Réunionnais inclus) est l’état d’esprit : « Dans notre domaine, la recherche scientifique, de plus en plus de Français préfèrent travailler aux Etats-Unis, où il y a plus d’opportunités, de meilleurs salaires, une meilleure reconnaissance des compétences mais également une autre philosophie concernant le travail (yes we can !). Ici, le gouvernement américain investit de l’argent pour la recherche, contrairement à ce qui se fait en France. « Il faut semer pour récolter » et tant que ce sera comme ça, la « fuite des cerveaux » ».
Le temps et le travail n’efface pas ses racines, mais le temps passe et l’opportunité de revenir à La Réunion s’estompe : «  avec le recul, je pense que c’est beaucoup plus simple de partir que de revenir. Il existe plus de structures pour vous aider à partir vous former que pour vous aider à revenir vous réintégrer ».
© Réunionnais du Monde
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Ambassadeur de La Réunion à San-Diego
 
Quelques disques de maloya, un kayamb, un rougail saucisse ne permettent pas de guérir le mal du pays, mais la vie et ses exigences l’ont éloigné de son île. Ambassadeur autoproclamé de son île, il ne manque jamais une occasion de vanter LA Réunion : « Les Américains ne connaissent pas la Réunion. Quand on leur dit qu’on est Français, ils nous parlent tous de Paris qu’ils adorent. Dés qu’on peut, on fait la promotion de La Réunion. Grâce à internet ils peuvent rapidement visualiser d’où l’on vient ». 
 
Steeve Bourrane n’a pas perdu espoir de revenir dans son « péï », plus tard, en attendant il doit se contenter de courts séjours, comme de nombreux éxilés à travers le monde…

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