Un drone anti-requins à l’Etang-Salé, un mois après l’attaque mortelle sur Talon Bishop

requins
bateau drone
©Tecdron
Le bateau télécommandé de Tecdron, présenté comme une arme anti-requin, va être loué 3 ans par la commune de l’Etang-Salé. Equipé de caméras sous-marines ultrasensibles et de sonars, il devrait permettre de détecter la présence de squales et donc, protéger la baignade.
Le 14 Février 2015 vers 16 heures, Talon Bisop se baigne à trois mètres du rivage quand elle est happée par un requin. L’attaque a été fulgurante. Gravement blessée, la jeune femme, âgée de 20 ans, décède dans la soirée à l’hôpital de Saint-Pierre.
 
Un mois après cette tragédie, la somme annuelle de 244 000 Euros pour louer le robot anti-requin (présenté sur notre site le 19 juillet 2014) semble dérisoire au regard de la perte de cette vie. Cet équipement pourrait sécuriser la baignade et, par ricochet, relancer l’activité touristique à l’Etang-Salé-les-Bains.
 
L'Etang-Salé envisage toutes les possibilités

Toutes les options sont désormais envisagées pour protéger les sites de l’Ouest. Drumlines, ligne de bouées dotées d’électrodes se déclenchant automatiquement au passage d’un prédateur, vigies sous-marine… La Réunion a déjà été le théâtre d’attaques mortelles de requins. Ce qui a changé en quatre ans c’est le rythme auquel ces accidents se sont enchainés.
Désormais, les surfeurs ne sont plus les seules victimes des squales. A Saint-Paul comme à l’Etang-Salé, les poissons se sont attaqués à des baigneurs. Avec la crise requin, un nouveau paramètre est donc apparu, tous les usagers de la mer (Ndlr : hors lagon) sont des désormais des proies.
 
Pour remédier à ce fléau, la mairie de l’Etang-Salé s’est donc tournée vers la société Tecdron. Cette entreprise française est venue présenter sa création sur l’île fin 2014  ils n’affirment pas avoir conçu l’arme absolue contre le risque requin, mais espèrent que leur drone permettra de réduire le danger.
 
En appui du robot, la municipalité a demandé les installations d’une smart drumlines et d’une palangre de fond  horizontale afin de prélever les tigres et les bouledogues susceptibles d’être marqués dans le cadre de l’étude Cap Requin 3.