#JIOI : Déçus, les représentants comoriens confirment leur départ.

jioi réunion 2015
JIOI conférence de presse Comores
©Florent Marot (Réunion 1ère)
La délégation comorienne a tenue une conférence de presse dans la matinée pour revenir sur les raisons qui l’ont poussée à boycotter cette 9ème édition des jeux des iles de l’Océan Indien. Un départ prévu ce mardi soir semble-t-il.
Révoltée d’avoir vu la délégation mahoraise défilée sous le drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture des jeux des iles, la délégation des Comores avait samedi quitté le stade et, par la même occasion, décidé de ne pas présenter ses athlètes aux compétitions.
 
Une charte bafouée
 
Ce matin, lors d’une conférence de presse, Ibrahim Ben Ali, le président du Comité olympique et sportif de l’archipel a voulu s’excuser de ce départ. Il s’est dit déçu mais a tenu à renouveler le refus des représentants comoriens de voir Mayotte défiler sous le drapeau français.
 
Selon lui, la Charte des jeux des iles de l’Océan Indien n’a pas été respectée, « Mayotte doit défiler sous le drapeau des jeux ». Une condition qui devra d’ailleurs être respectée si les Comores venaient à organiser les prochains jeux en 2019. L’archipel se dit en tout cas toujours sur les rangs.
 
Une position inchangée
 
Invité sur le plateau du journal télévisé de Réunion 1ère à la mi-journée, le ministre français de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner, a tenu à sont tour à conforter la position française dans cette affaire.
Il estime que de par son statut de département, acquis en 2011, Mayotte ne pouvait défiler sous un autre drapeau que celui de la France. Une volonté que les athlètes ont eux-mêmes exprimée, indique-t-il.
 
Et d’ajouter que d’après la Constitution de la Vème République de 1958, « la France est une et indivisible, Mayotte en fait partie », il ne doit y avoir de différence de traitement. L’argument tenu par la France depuis de nombreuses années, à savoir le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ne varie toujours pas. Et ce, malgré les rappels à l’ordre des Nations Unies donnant raison à la position adoptée par l’Union des Comores.
 
Les sportifs comoriens pénalisés
 
Pour Patrick Kanner, la Charte des jeux des iles aurait du évoluer avant, au moment de la départementalisation de Mayotte notamment. Il affirme que les Comoriens étaient au courant de ce qui allait se passer et ajoute que « leur départ  [des jeux] était très organisé ».
 
Le ministre français de la jeunesse et des sports regrette que les athlètes comoriens soient pénalisés par ce qu’il considère comme une décision politique, diplomatique même.