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Bois-Rouge : livraisons suspendues, planteurs inquiets

A cause du nouveau dysfonctionnement de l’usine de Bois-Rouge, les planteurs du Nord et de l’Est ne peuvent toujours pas livrer leurs cannes. Le problème technique intervenu mardi, qui fait suite à celui de la semaine dernière, inquiète les planteurs.
 

© Michelle Bertil
© Michelle Bertil
  • Lise Hourdel avec Michelle Bertil
  • Publié le
Depuis le début de la campagne, le 9 juillet dernier, les planteurs de cannes ont été privés de 4 jours de livraisons. Vendredi dernier, c’est une panne au niveau du système d’évaporation, indispensable au processus sucrier, qui a causé une interruption de 2 jours.

Deux pannes consécutives

Depuis mardi, c’est cette fois un manque de vapeur. Le dysfonctionnement a été réparé mercredi après-midi, et le broyage a pu reprendre ce jeudi. Mais voilà, plus de 10 000 tonnes de cannes, déjà livrées, devaient être broyée ce jeudi.
 
© Michelle Bertil (Réunion la 1ère)
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Impossible donc de reprendre les livraisons tant que ces cannes restaient en souffrance. Un contretemps qui inquiète les 1 500 planteurs du Nord et de l’Est. Les pertes risquent en effet d’être importantes. Deux jours d’inactivité leur coûteraient près de 400 000 euros.
 
© Michelle Bertil (Réunion la 1ère)
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Livraisons interrompues mais pas la coupe

Pour ne pas trop perdre, ils ont donc continué la coupe ce jeudi. Isidore Laravine, planteur dans les hauts de Saint-Suzanne, a donc ramassé près de 30 tonnes de cannes ce jour et espère pouvoir rapidement les livrer.
 
© Michelle Bertil (Réunion la 1ère)
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Il faut dire qu’une fois coupées, ces dernières perdent rapidement en sucre. Heureusement avec le froid, les cannes ramassées peuvent tenir une semaine sans trop perdre selon lui.

Les planteurs attendent le feu vert

Quoiqu’il en soit, si les livraisons ne reprennent pas demain, vendredi, le planteur devra demander à ses employés de ne pas venir travailler, le risque est alors de perdre ses ouvriers. Inquiet, Isidore Laravine guette depuis ses champs le retour des fumées au-dessus de l’usine, signe de reprise.
 
© Michelle Bertil (Réunion la 1ère)
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Déjà éprouvés par la tempête Fakir, qui aurait amputé la production de près de 30%, les planteurs ont le moral en berne. Ils espèrent en savoir plus rapidement.
 

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