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Endomarch 2019 : une femme sur 10 est concernée par l’endométriose

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Endomarch 2019 journée de sensibilisation à Saint-Pierre 300319
©Réunion la 1ère
4ème édition de l’EndoMarch à La Réunion ce samedi 30 mars. Une journée pour sensibiliser à la lutte contre l’endométriose. Cette maladie n’est pas encore suffisamment connue, pourtant 1 femme sur 10 en souffre.
 
A Paris ou à La Réunion, les associations se mobilisent pour faire connaître l’endométriose. Ce samedi 30 mars, dans près de 60 capitales du monde, est organisée l’EndoMarch.
 

4ème édition de l’EndoMarch à La Réunion

Dans notre ile, ça se passe au complexe sportif Casabona à Saint-Pierre. Un village santé y est installé. Le matin des conférences sont données pour sensibiliser et informer sur l’évolution de la lutte contre cette maladie gynécologique chronique. En début d’après-midi, une grande marche de 4 km passera par le centre-ville et le front de mer. Elle sera suivie d’un plateau artistique.
 
©Réunion la 1ère
 

Faire connaitre l’endométriose

On estime qu’une femme sur 10 souffre de cette maladie gynécologique, douloureuse et fortement invalidante. Depuis quelques années, le public en entend de plus en plus parler mais l’endométriose reste encore méconnue de trop nombreuses personnes.
 
endomarch 2016
Le jaune, le code couleur de l'Endomarch. ©ENDOmind
Maladie complexe, l’endométriose est surtout source de douleur. En se développant de façon anarchique, la muqueuse utérine s’installe en dehors de la cavité utérine, provoquant des troubles des systèmes gynécologiques, urinaires ou encore digestifs. Les conséquences au quotidien sont graves.
 

Diagnostiquer pour mieux traiter

Un diagnostic précoce est indispensable pour empêcher la maladie de progresser. Hélas, trop de femmes ne sont pas dépistées, souffrant d’un mal dont elles ne connaissent l’origine. On estime que 180 millions de femmes sont concernées dans le monde.

Les règles douloureuses et autres douleurs chroniques sont souvent banalisées, ainsi on constate un retard de diagnostic de près de 7 ans en moyenne, qui peut avoir des conséquences graves sur la santé des femmes.

Cécile a été diagnostiquée à l'âge de 22 ans. 8 ans après, elle doit toujours faire avec la maladie. Sufati Toumbou Dani et Florence Bouchou l'ont rencontré.
©Reunion la 1ère
 

Une maladie qui ne se guérit pas

Des traitements existent pourtant. Prise à temps, la maladie peut être contenue et ses effets limités voire stoppés, mais elle ne sera jamais guérie. Des traitements hormonaux sont ainsi proposés. Ils permettent de limiter l’évolution de la maladie en bloquant les règles, par exemple.

Parfois, quand le traitement médical est devenu insuffisant, ou arrive trop tard, la chirurgie devient nécessaire. Pour certaines femmes, l’ablation de l’utérus est parfois la seule solution.
 

Des conséquences irréversibles

Des douleurs chroniques, voire invalidantes au quotidien, la maladie peut amener à des conséquences plus graves encore. Lombalgies, fatigue chronique, troubles intestinaux, rapports sexuels douloureux, sont les principaux maux de l’endométriose, mais l’infertilité, les problèmes urinaires et rénaux et les atteintes aux poumons peuvent toucher les femmes qui en sont atteintes.
 
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