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Inde : Le viol est un crime "parfois légitime", selon un député du Parti Nationaliste

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Des Indiens allument des bougies en souvenir des deux adolescentes retrouvées pendues, après avoir dénoncé un viol collectif, quelques jours auparavant, le 31 mai 2014 à Dehli (Inde).
Des Indiens allument des bougies en souvenir des deux adolescentes retrouvées pendues, après avoir dénoncé un viol collectif, quelques jours auparavant, le 31 mai 2014 à Dehli (Inde). (ALTAF QADRI / AP / SIPA)
Ce député du BJP, dont est issu le nouveau Premier ministre, relativise ce crime, alors que des manifestations de femmes contre la culture du viol en Inde ont régulièrement lieu dans ce pays.
La classe politique indienne n'est pas unanimement en lutte contre les viols dont sont victimes un grand nombre de femmes dans ce pays. Un député indien, membre du parti nationaliste BJP dont est issu le Premier ministre, a décrit le viol comme un crime social "qui dépend des hommes et des femmes", jeudi 5 juin. Babulal Gaur, chargé de la justice et de la sécurité dans l'Etat central du Madhya Pradesh, estime que "parfois c'est légitime, parfois c'est injuste." Le BJP précise que les déclarations de Babulal Gaur n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas l'avis du parti.
 
Deux adolescentes violées et pendues fin mai
 
"Tant qu'il n'y a pas de plainte, rien ne peut arriver", a-t-il poursuivi dans sa déclaration à la presse. Babulal Gaur a également témoigné sa sympathie à Mulayam Singh Yadav, responsable régional du parti Samajwadi, qui dirige l'Uttar Pradesh. Lors des élections législatives du mois dernier, Mulayam Singh Yadav avait critiqué les modifications législatives qui prévoient la peine de mort en cas de viol collectif, déclarant : "Les garçons commettent des erreurs, allons-nous les pendre pour ça ?"
 
Les responsables politiques de cet Etat du nord du pays, où deux cousines âgées de 12 et 14 ans ont été violées puis pendues la semaine dernière, ont essuyé de nombreuses critiques pour ne pas s'être rendus sur place et avoir dénoncé un battage médiatique. Le père et l'oncle d'une des victimes ont dit avoir tenté d'informer les autorités locales sans succès. Trois hommes ont été arrêtés et deux policiers ont été suspendus pour avoir tenté de dissimuler l'affaire.
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