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Journée mondiale des AVC : agir vite pour le cerveau

En 2017, 1 832 patients réunionnais ​​​​​ont été pris en charge pour un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). A l'occasion de la journée mondiale de l’AVC, les acteurs se mobilisent pour informer sur les signes d'alerte et la conduite à tenir en cas d’apparition de symptômes.

© Daniel Fontaine
© Daniel Fontaine
  • Par Annabelle Boyer
  • Publié le
AVC : trois lettres et des vies qui, souvent, basculent. Une personne sur six aura un AVC au cours de sa vie. L'accident vasculaire cérébral est l'une des principales causes de décès dans le monde tandis qu'un tiers des personnes affectées en garderont un handicap permanent.

Mais de nombreuses victimes parviennent à surmonter cet obstacle et prouvent qu'il est possible de profiter de la vie grâce à des soins appropriés et un soutien des proches.

C’est le cas d’Alexandra, victime d’un AVC en juin dernier. Elle se souvient avoir été prise de violents maux de tête et a demandé à son conjoint de la conduire chez le médecin après avoir pris sa tension qui s’élevait à 22. « J’avais l’impression que mon œil allait exploser », raconte-t-elle. « Quand je me suis réveillée j’étais handicapée. J’avais ma jambe gauche paralysée, le bras gauche aussi. C’était dur pour moi ».

Michelle Bertil et Daniel Fontaine l'ont rencontrée.
Portrait d'alexandra, victime d'un AVC
Reportage  -  Réunion La 1ère  -  Michelle Bertil - Daniel Fontaine

Heureusement, Alexandra peut compter sur le soutien sans faille et essentiel de son conjoint, Maël. Lui-même s’appuie sur l’équipe soignante de la clinique des Tamarins où Alexandra bénéficie d’une rééducation quotidienne pour tenter de retrouver les gestes d’avant. « L’accident la détruit une famille. Du jour au lendemain c’est le drame. Tout’ y tomb dessus ou, ou lé affolé, anéanti, ou koné pu quoi faire. Heureusement nou na l’aide de l’équipe médicale », confie le mari d’Alexandra.
Alexandra entourée de son mari et de l'équipe médicale de la clinique des Tamarins © Daniel Fontaine
© Daniel Fontaine Alexandra entourée de son mari et de l'équipe médicale de la clinique des Tamarins
 

Agir vite pour le cerveau

Agir vite pour le cerveau (en appelant le 15) : tel pourrait être le mot d’ordre de ce 29 octobre, date désormais dédiée de l’AVC. Car reconnaître les signes d’une Accident Vasculaire Cérébral permet une prise en charge plus rapide. Chaque minute compte, martèlent les professionnels de santé. Ce lundi, ils se mobilisent donc pour aider les patients et les familles à reconnaître les signes d’alerte, mais aussi les informer sur le comportement à adopter dès l’apparition des premiers symptômes.
 

Les signes avant-coureurs des AVC

La connaissance des premiers symptômes est essentielle.

- paralysie, faiblesse ou engourdissement d'une partie ou de la moitié du corps 
- déformation de la bouche
- difficultés à parler
- perte de la vision d'un œil, troubles de l'équilibre, de la coordination ou de la démarche
céphalée de forte intensité et inhabituelle...)

Faute d’une prise en charge rapide, les lésions peuvent devenir irréversibles.

A La Réunion, 1832 patients ont été pris en charge pour un AVC l’an passé. 207 à Mayotte.


AVC en chiffres

- Plus de 140 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année en France
- L’Accident Vasculaire Cérébral est l'une des principales causes de mortalités en France et dans le monde
- 1 personne sur 6 est susceptible d’avoir un AVC dans sa vie
- 1/3 des patients garde un handicap



 

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