Madagascar va demander aux Nations Unis d'étendre ses droits en mer

océan indien
Carte de Madagascar avec délimitations des zones des pays
©Capture d'écran Global Fishing Watch
Madagascar souhaite étendre ses possessions sur les fonds marins qui entourent la Grande Ile. Les dirigeants vont déposer un dossier devant les Nations unies pour obtenir une délimitation de son domaine maritime au-delà de 200 milles. L'extension de sa ZEE est un enjeu économique évident. 
Le 7 octobre 2020, le gouvernement malgache a annoncé qu'il avait constitué un dossier pour demander aux Nations unies le droit d'étendre ses prétentions économiques à plus de 200 milles de ses côtes écrit 2424.mg. En clair, la Grande Île comme tous les pays de la planète peut faire valoir ses droits sur les fonds marins dans une limite de 200 milles (1 mille correspond à 1,852 km), soit à 370, 4 km de son rivage. Au-delà de cette ligne, les fonds marins constituent un bien commun de l'Humanité.

La Suède est l'un des rares Etats à avoir obtenu l'extension de ses droits sur les fonds marins. La décision a été officialisée en 2014. Ce pays est responsable de nombreuses recherches climatiques en Arctique. Tous les pays sont concernés et participent directement ou financièrement. 
 

La Suède est autorisée pour des recherches climatiques 


La limite des 200 milles empêche Mada d'exploiter les gisements de pétrole, de gaz et de minerais qui se trouvent dans le canal du Mozambique précise Midi-Madgascar. Un institut chinois de recherche océanographique accompagne le pays dans les évaluations et les relevés sismiques. 
Six pays vont déposer des dossiers similaires devant la commission des Nations unies en charge de la ZEE. 

La commission qui gère la fameuse zone des 200 milles se penchera sur les demandes en 2021. Sans préjuger de la réponse, elle a peu de chance d'aboutir. La Zone Économique Exclusive (ZEE) a été adoptée en 1982 à la demande de plusieurs pays, dont les Etats Unis. Depuis, les dérogations sont systématiquement rejetées. L'une des dernières émanait du Canada, en 2014. L'immense pays nord-américain a retiré son dossier sans attendre la réponse de la commission. Ses seuls arguments étaient économiques...