Maurice : 209 employés des bateaux de croisière confinés 7 mois, enfin rapatriés

coronavirus
Employés mauriciens des paquebots de la MSC bloqués
©Capture d'écran L'Express de Maurice (Archives)
103 Mauriciens et 106 Malgaches employés des MSC Musica, le MSC Seaview et le MSC Poesia vont enfin retrouver leurs pays. Ils étaient confinés à bord des paquebots depuis 7 mois. Des zones d'ombre demeurent sur les raisons de ce retour tardif. Les rapatriés ont l'intention de prendre la parole.
Des centaines d'employés de bateaux de croisière sont restés, prisonniers des palaces flottant pendant des semaines, pour cause de pandémie. Les médias avaient longuement relayé la galère des prisonniers de la crise sanitaire au mois de mai. Depuis, le sujet avait disparu de la une de la presse mondiale. Les tests, les masques, les chiffres, les polémiques, les mesures diverses et variées des gouvernants relayant loin de nos yeux ces serveurs, femmes de ménage, cuisiniers et commis des paquebots. 

La une du journal Le Mauricien vient comme un vaccin contre l'oubli, une piqûre de rappel sur les situations inhumaines qu'a engendré la crise covid. Imaginez la souffrance psychologique des 103 Mauriciens et 106 Malgaches qui arriveront enfin dans leurs pays ce mercredi 16 septembre 2020. Ils ont attendu pendant 7 mois sans savoir quand, ils pourront enfin retrouver la terre ferme et leurs proches. 
 

Les rapatriés veulent des explications 


Cette main d'œuvre bon marché vient pour l'essentiel des pays en voie de développement ou pauvres. Les 209 hommes et femmes qui vont retrouver leurs îles, devront encore patienter avant de pouvoir étreindre les leurs, quatorzaine oblige ! Ces mères, ces pères de famille, ces fils et ces filles sont allés chercher de quoi vivre et faire vivre leurs proches. Ils n'imaginaient pas, en s'envolant, qu'ils deviendraient les otages d'un virus. 

Demain, ils vont refermer ce long chapitre. Un éloignement qui s'est allongé avec 7 mois d'incertitudes et d'informations contradictoires. Ils ont alerté les médias de leurs pays via les réseaux sociaux. Sans leur mobilisation et leurs manifestations, ils seraient toujours confinés dans leurs cabines. Ils ont annoncé leur intention de rompre le silence : "Nous continuerons à réclamer notre droit" a expliqué au quotidien mauricien l'un des rapatriés.
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