"Primes Covid" : des salariés, en CDD, de la grande distribution exclus du dispositif

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Pour lutter contre le coronavrius, des supermarchés réservent des horaires aux personnes à risques.
Pour lutter contre le coronavrius, des supermarchés réservent des horaires aux personnes à risques. ©Imaz Press
Une trentaine de salariés en CDD ne bénéficieront pas de la prime de 800 euros versée par une enseigne de la grande distribution aux travailleurs mobilisés durant la crise sanitaire. Leur contrat s’achève avant la date du versement. Déçus et en colère, ils dénoncent cette décision.
Des "primes Covid" pour les salariés fortement sollicités durant la crise sanitaire. Depuis le mois de mars, le gouvernement a annoncé une série des primes à destination des soignants, professeurs ou encore salariés de la grande distribution.

 

Une enseigne de La Réunion versera 800 euros à ses salariés

Ces travailleurs, en première ligne face à l’épidémie de coronavirus, vont bénéficier d’un coup de pouce. Le 20 mars dernier, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, incitait la grande distribution à verser une prime défiscalisée à ses salariés mobilisés durant la crise.

A La Réunion, plusieurs enseignes l’appliqueront. A Saint-Pierre, les employés de Carrefour sont concernés, mais tous n’y auront cependant pas droit. Il a en effet été décidé que cette prime de 800 euros ne bénéficierait qu’à ceux qui seront encore en poste au moment de son versement, soit le 20 juin.

 

Une trentaine de salariés exclus du dispositif

Ainsi, les salariés employés en Contrat à Durée Déterminée du 17 mars au 11 mai n’y auront pas droit. La décision a été validée le 10 juin dernier lors du Comité Economique et Social de l’enseigne.

Parmi ces salariés, Mathieu*, un jeune homme dont le contrat s’est arrêté au début de ce mois de juin.  Comme certains de ses collègues, il espérait toucher la prime, une reconnaissance du travail accompli selon lui.

La période n’a pas été pour ces travailleurs, les contraintes étaient nombreuses : port du masque, de gants, nettoyage systématique de l’espace de travail ou encore contact avec le public.
 

" On a pris des risques, on a mis notre vie en danger, et pas la moindre reconnaissance en fait ", déplore Mathieu*.


Une trentaine de personnes sont ainsi concernées. Elles se sont réunies en collectif pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice.


(* Prénom d’emprunt)
 
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