Saint-Denis : un rassemblement contre le texte de loi controversé sur la "sécurité globale"

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Un rassemblement à Saint-Denis contre le texte de loi controversé sur la « sécurité globale ».
Un rassemblement à Saint-Denis contre le texte de loi controversé sur la « sécurité globale ». ©Olivier de Larichaudy
Une proposition de loi sur la "sécurité globale" ne fait pas l’unanimité dans l’Hexagone et à La Réunion où des rassemblements sont organisés, ce mardi 24 novembre, à l’appel de la FSU Réunion. Le texte prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l’image des policiers.
La proposition de loi de la "sécurité globale" doit être votée à l’Assemblée nationale ce mardi 24 novembre à 18 heures, heure de La Réunion.
 

Une trentaine de personnes devant la préfecture

Au même moment, la FSU Réunion a lancé un appel au rassemblement devant la préfecture et les sous-préfectures de l’île. A Saint-Denis, une trentaine de personnes étaient rassemblées devant la préfecture. 

Cette proposition de loi controversée sur la "sécurité globale" prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l’image des policiers. Polices municipales, sécurité privée… : elle doit prolonger un rapport parlementaire sur le continuum de sécurité.

Regardez les réactions locales sur Réunion La 1ère :
Loi sur la sécurité globale : un texte qui ne mobilise pas
 

"La guerre des images"

Cette proposition de loi a pris un tour polémique en raison d’une série de mesures sécuritaires pilotées par le ministère de l’intérieur autour de la "guerre des images" censées viser les forces de l’ordre. Voté vendredi dernier, c’est l’article 24 qui entend pénaliser la diffusion malveillante de photographies de policiers lors de manifestations.
 

Un texte "liberticide"

Il a soulevé l'indignation des organisations de journalistes et des défenseurs des libertés publiques. Ses opposants dénoncent un texte "liberticide", qui porte "atteinte à la liberté d’expression et à l’Etat de droit". Samedi, des manifestations qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes partout dans l’Hexagone.

Après le vote solennel ce mardi à l’Assemblée nationale, le texte, présenté par La République en marche (LRM) et son allié Agir, pourrait être examiné par le Sénat en janvier.